We Are Heading For Another Tragedy Like World War I | OrientalReview.org – DE LA GRANDE VADROUILLE A LA LONGUE MARGE

Nous nous dirigeons vers une autre tragédie comme la Première Guerre mondiale

Nous sommes maintenant avant le 100e anniversaire de la Première Guerre mondiale, la guerre qui était censée mettre fin à toutes les guerres. Tout en rendant hommage aux 16 millions de personnes qui sont mortes dans ce conflit, nous devrions également condamner la mémoire des politiciens, des responsables et des généraux incompétents qui ont créé ce bain de sang épouvantable.

J’ai parcouru la majeure partie du front occidental de la Grande Guerre, visité ses champs de bataille et ses forts hantés, et vu les mers de croix marquant ses innombrables cimetières.

En tant qu’ancien soldat et correspondant de guerre, j’ai toujours considéré la Première Guerre mondiale comme la plus stupide, la plus tragique et la plus catastrophique des guerres modernes.

La poursuite de ce conflit, la Seconde Guerre mondiale, a tué plus de personnes et provoqué davantage de destructions parmi les civils dans les villes touchées par les bombes incendiaires, mais au moins pour moi, la Première Guerre mondiale a une horreur et une intensité poignantes. Cette guerre a non seulement été un cauchemar sans fin pour les soldats dans leurs tranchées pestilentielles, mais elle a également mis fin violemment aux cent dernières années de la glorieuse civilisation européenne, l’une des plus nobles réalisations de l’humanité.

J’ai exploré à maintes reprises les champs de la mort de Verdun et je ressens un lien viscéral avec ce lieu abominable où près de 1 000 000 de soldats sont morts. J’ai même passé la nuit là-bas à écouter les sirènes qui se lamentaient sans relâche et à regarder les projecteurs percer la nuit, à la recherche des fantômes des soldats français et allemands morts ici.

Verdun
Le cimetière français de l’ossuaire de Douaumont, Verdun

Le sol de Verdun était tellement empoisonné par des explosifs et des gaz létaux qu’il ne produit à ce jour que des broussailles sèches et rabougris et des arbres malades. Sous la surface se trouvent les restes d’hommes brisés et une récolte mortelle d’obus non explosés qui tuent encore des dizaines d’intrus chaque année. La chapelle fantasmagorique de l’Ossuaire contient les fragments d’os de 130 000 hommes, réduits en miettes par les millions d’obus explosifs qui inondaient Verdun.

La ville du même nom est totalement sombre, mélancolique et maudite. De jeunes officiers français et allemands sont amenés ici pour constater de visu les horreurs de la guerre et le crime de stupide pouvoir général.

Parmi tous les discours patriotiques habituels des hommes politiques, des impérialistes et des ecclésiastiques sur la gloire de ce massacre, souvenez-vous que la Première Guerre mondiale était un conflit artificiel totalement évitable. Contrairement à la propagande de guerre qui trouble et corrompt encore notre vision historique, la Première Guerre mondiale n’a pas été déclenchée par l’Allemagne impériale.

Le professeur Christopher Clark, dans son brillant ouvrage intitulé The Sleepwalkers, montre comment des fonctionnaires et des politiciens britanniques et français ont conspiré pour transformer le meurtre du prince héritier austro-hongrois par la Serbie en un conflit à l’échelle du continent. La France a brûlé pour se venger de sa défaite lors de la guerre franco-prussienne de 1870 et de la perte de l’Alsace-Lorraine. La Grande-Bretagne craignait la concurrence commerciale et navale allemande. À l’époque, l’Empire britannique contrôlait un quart de la surface de la planète. L’Italie voulait conquérir le Tyrol du Sud Autriche-Hongrie. La Turquie craignait le désir de la Russie pour le détroit. L’Autriche-Hongrie craignait l’expansion de la Russie.

Le professeur Clark montre clairement comment les Français et les Britanniques ont manœuvré l’Allemagne mal dirigée dans la guerre. Les Allemands étaient pétrifiés d’être écrasés entre deux puissances hostiles, la France et la Russie. Plus les Allemands attendaient, plus les chances militaires se retournaient contre eux. Malheureusement, l’Allemagne était alors le leader européen en matière de justice sociale.

Des bombesLa Grande-Bretagne a continué à remuer le pot, déterminée à vaincre son rival commercial et colonial, l’Allemagne. La ruée vers la guerre est devenue une horloge gigantesque que personne ne pouvait arrêter. Toutes les parties ont estimé qu’une guerre serait courte et décisive. Des foules d’imbéciles ont scandé « On to Berlin » ou « On to Paris ».

À l’époque, rares étaient ceux qui comprenaient les horreurs imminentes de la guerre moderne ou les démons géopolitiques que l’on libérerait. La guerre russo-japonaise de 1904 constituait un avant-goût du conflit de 1914, mais les grands hommes de l’Europe n’y prêtèrent guère attention.

Encore moins de gens comprenaient comment l’effondrement des anciens empires ottoman et austro-hongrois allait envoyer l’Europe et le Moyen-Orient dans une agitation dangereuse qui perdure jusqu’à nos jours. Ou comment un révolutionnaire peu connu appelé Lénine briserait la Russie impériale et en ferait l’État le plus meurtrier du monde.

Cette guerre effrénée en Europe a été marquée par une tragédie historique encore plus grande en 1917 lorsque le président des États-Unis, Woodrow Wilson, animé par un désir de pouvoir et de prestige, est entré dans la guerre totalement bloquée sur le front occidental. Un million de soldats américains et la famine provoquée par un blocus naval britannique dévastateur ont inversé le cours de la bataille et ont conduit à la capitulation de l’Allemagne.

La France vengeance et la Grande-Bretagne ont imposé une punition intolérable à l’Allemagne, l’obligeant à accepter toute la culpabilité de la guerre, un mensonge qui persiste encore aujourd’hui. Le résultat fut Adolf Hitler et ses nationaux-socialistes. Si une paix honorable avait été conclue en 1917, ni Hitler ni Staline n’auraient pu s’emparer du pouvoir et des millions de vies auraient été sauvées. C’est la véritable tragédie de la Grande Guerre.

Rappelons-nous les paroles du sage Benjamin Franklin: « Pas de bonne guerre, pas de mauvaise paix. »

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