Textes choisis anarchistes de Ricardo Flores Magon (1874 – 1922) en version PDF gratuite | jbl1960blog

TEXTES CHOISIS ANARCHISTES DE RICARDO FLORES MAGON (1874 – 1922) EN VERSION PDF GRATUITE

Textes choisis Anarchistes de Ricardo Flores Magon*

Journaliste, anarchiste et révolutionnaire mexicain (1874-1922)dans une nouvelle version PDF de ma création N° 77 de 40 pages. (Textes choisis, traduits et publiés en 6 parties par  R71) et présenté comme suit ;

Présentation de l’auteur                             Page  4

Première Partie                                            Page  5

Deuxième Partie                                          Page 13

Troisième Partie                                          Page 15

Quatrième Partie                                         Page 20

Cinquième Partie                                         Page 27

Sixième et Dernière Partie                         Page 34

Lectures complémentaires                         Page 40

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*Ricardo Flores Magon (1874-1922) était un journaliste et activiste anarchiste mexicain, né à Oaxaca, influencé par les pensées de Bakounine, Reclus et surtout Kropotkine dont l’ouvrage “La conquête du pain” fut une grande source d’éveil politique pour lui. À partir des années 1910, il fut impliqué avec la révolution sociale mexicaine d’Emiliano Zapata et Pancho Villa. En exil aux États-Unis, il fut un farouche opposant à la première guerre mondiale. Il fut arrêté pour sédition et condamné à 20 ans de réclusion sous la loi scélérate contre “l’espionnage” de 1917. Il mourut des mauvaises conditions de sa détention sur sa santé fragile dans un pénitencier du Kansas en 1922 à l’âge de 48 ans.

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S’il convient, comme le précise R71 dès la page 7, de replacer ces textes dans leur contexte politico-social de l’époque. La révolution sociale ayant échoué là-bas comme ailleurs parce que la conjoncture politico-économique n’était pas propice. Elle l’est aujourd’hui mais les peuples n’ont plus de conscience politique affermie. De plus la révolution violente a historiquement montré ses limites. Il conviendra mieux de remplacer les institutions par les associations libres confédérées et créer la base de la société des sociétés, sans haine, ni armes, ni violence.

La lecture de ces textes de Ricardo Flores Magon, sont tous d’une parfaite actualité, car RIEN, n’a changé. NADA !

Surtout pas en France avec la réactivation du Plan confié par les zélites et pour les 5 ans à venir à Emmanuel Macron au N.O.M. du Fric, du Flouze et de la Sainte-Ozeille et si Macron devait mettre en péril la réalisation de ce Plan, la malfaisance régnante que nous savons être le Vaticanla City de Londres et Washington D.C. le larguera en rase campagne comme elle l’a toujours fait, quand elle n’a pas supprimé physiquement les gêneurs.

J’ai lu récemment sur un site français que tout « ce que les gens voulaient, c’était un leader«  non un conférencier comme FA par exemple, et avec le texte de Ricardo Flores Magon  de 1912 , en page 23, intitulé :Les Chefs dont voici un extrait ;

Il ne faut pas former une masse, inutile de reproduire les préjugés, les préoccupations, les erreurs et les coutumes qui caractérisent les foules aveugles. La masse est fermement convaincue qu’il lui faut un chef ou un guide pour la mener à son destin. Vers la liberté ou vers la tyrannie, peu importe : elle veut être guidée, avec la carotte ou avec le bâton.

Cette habitude si tenace est source de nombreux maux nuisibles à l’émancipation de l’être humain : elle place sa vie, son honneur, son bien-être, son avenir, sa liberté entre les mains de celui qu’elle fait chef. C’est lui qui doit penser pour tous, c’est lui qui est chargé du bien-être et de la liberté du peuple en général comme de chaque individu en particulier.

C’est ainsi que des milliers de cerveaux ne pensent pas puisque c’est le chef qui est chargé de le faire. Les masses deviennent donc passives, ne prennent aucune initiative et se traînent dans une existence de troupeau. Ce troupeau, les politiques et tous ceux qui aspirent à des postes publics le flattent au moment des élections pour ensuite mieux le tromper une fois qu’elles sont passées. Les ambitieux le trompent à coups de promesses au cours des périodes révolutionnaires pour récompenser ensuite ses sacrifices à coups de pieds une fois la victoire obtenue.

Il ne faut pas former une masse. Il faut former un ensemble d’individus pensants, unis pour atteindre des fins communes à tous mais où chacun, homme ou femme, pense avec sa propre tête et s’efforce de donner son opinion sur ce qu’il convient de faire pour réaliser nos aspirations communes, qui ne sont autres que la liberté et le bien-être de tous fondés sur la liberté et le bien-être de chacun. Pour parvenir à cela, il est nécessaire de détruire ce qui s’y oppose : l’inégalité. Il faut faire en sorte que la terre, les outils, les machines, les provisions, les maisons et tout ce qui existe, qu’il s’agisse du produit de la nature ou de l’intelligence humaine, passent du peu de mains qui les détiennent actuellement aux mains de tous, femmes ou hommes, pour produire en commun, chacun selon ses forces et ses aptitudes, et consommer selon ses besoins.

Pour y parvenir, nul besoin de chefs. Bien au contraire, ils constituent un obstacle puisque le chef veut dominer, il veut qu’on lui obéisse, il veut être au-dessus de tout le monde. Jamais aucun chef ne pourra voir d’un bon œil la volonté des pauvres d’instaurer un système social basé sur l’égalité économique, politique et sociale. Un tel système ne garantit pas aux chefs la vie oisive et facile, pleine d’honneur et de gloire, qu’ils souhaitent mener aux dépends des sacrifices des humbles. […]

On comprend bien, au contraire, que nous n’avons nullement besoin d’un leader…

La soumission c’est la mort !

Comment ne pas faire le parallèle avec ce qui se passe en France et depuis l’avènement de Sarkozy, première taupe américaine placée à l’Élysée ; Poursuivi par Valls, sous le Maréchal Hollandouille, avec notamment la programmation de la suppression du CDI et les nouvelles Lois Travail. Et pour finir sous Macron de Rothschild avec l’implosion transversale de tous les corps constitués, tous les maigres acquis sociaux et protections sociales dans tous les domaines, et comme c’était annoncé avec la destruction de la Sécurité sociale, comme nous l’avons connue ! ICI et  et encore ICI;

La RÉSISTANCE POLITIQUE & la RÉBELLION = C’est la vie !

Nous pouvons, TOUS, nous appuyer sur ces textes POUR appeler à la formation d’un RÉSEAU DE RÉSISTANCE & DE RÉBELLION INTERNATIONAL, dans cet ICI & MAINTENANT ; CONTRE la société marchande ◄► Le système capitaliste !

Puisque la révolution violente a historiquement montré ses limites. Il conviendra mieux de remplacer les institutions par les associations libres confédérées et créer la base de la société des sociétés, sans haine, ni armes, ni violence.

HORS ÉTAT & SES INSTITUTIONS ► ANTHROPOLOGIE POLITIQUE : Origine & Critique de l’État ; Avec… Pierre Clastres, Marshall Sahlins, David Graeber, James C. Scott, Résistance71, vous, moi, NOUS TOUS, même petitement…

JBL1960

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6 RÉFLEXIONS SUR « TEXTES CHOISIS ANARCHISTES DE RICARDO FLORES MAGON (1874 – 1922) EN VERSION PDF GRATUITE »

  1. Harangue aux résignés… La résignation, c’est la mort !

    Aux résignés !

    Albert Libertad – “L’anarchie”, avril 1905

    Je hais les résignés !

    Je hais les résignés, comme je hais les malpropres, comme je hais les fainéants.

    Je hais la résignation ! Je hais la malpropreté, je hais l’inaction.

    Je hais le malade courbé sous quelque fièvre maligne ; je hais le malade imaginaire qu’un peu de volonté remettrait droit.

    Je plains l’homme enchaîné, entouré de gardiens, écrasé du poids du fer et du nombre.

    Je hais les soldats que courbe le poids d’un galon ou de trois étoiles ; les travailleurs que courbe le poids du capital.

    J’aime l’homme qui dit ce qu’il sent où qu’il se trouve ; je hais le votard à la conquête perpétuelle d’une majorité.

    J’aime le savant écrasé sous le poids des recherches scientifiques ; je hais l’individu qui courbe son corps sous le poids d’une puissance inconnue, d’un X quelconque, d’un dieu.

    Je hais, dis-je, tous ceux qui, cédant à autrui, par peur, par résignation, une part de leur puissance d’homme, non seulement s’écrasent mais m’écrasent, moi ceux que j’aime, du poids de leur concours affreux ou de leur inertie idiote.

    Je hais, oui, je les hais, car moi je le sens, je ne me courbe pas sous le galon de l’officier, l’écharpe du maire, l’or du capitaliste, les morales ou les religions ; il y a longtemps que je sais que tout cela n’est que hochets que l’on brise comme verre …Je me courbe sous le poids de la résignation d’autrui. Ô je hais la résignation !

    J’aime la vie.

    Je veux vivre, non mesquinement comme ceux qui ne satisfont qu’une part de leurs muscles, de leurs nerfs, mais largement en satisfaisant les muscles faciaux tout aussi bien que ceux des mollets, la masse de mes reins comme celle de mon cerveau.

    Je ne veux pas troquer une part de maintenant pour une part fictive de demain, je ne veux céder en rien du présent pour le vent de l’avenir.

    Je ne veux rien courber de moi sous les mots « partie, Dieu, honneur ». Je sais trop le vide de ces mots : spectres religieux et laïque.

    Je me moque des retraites, des paradis, sous l’espoir desquels tiennent résignés, religion et capital.

    Je ris de ceux qui, accumulant pour leur vieillesse, se privent en leur jeunesse ; de ceux qui, pour manger à soixante, jeûnent à vingt ans.

    Moi, je veux manger lorsque j’ai les dents fortes pour déchirer et broyer les viandes saines et leurs fruits succulents, lorsque les sucs de mon estomac digèrent sans aucun trouble ; je veux boire à ma soif les liquides rafraîchissants ou toniques.

    Je veux aimer les femmes, ou la femme selon qu’il conviendra à nos désirs communs, et je ne veux pas me résigner à la famille, à la loi, au code ; nul n’a droit sur nos corps. Tu veux, je veux. Moquons-nous de la famille, de la loi, antique forme de résignation.

    Mais ce n’est pas tout : je veux puisque j’ai des yeux, des oreilles, d’autres sens que le boire, le manger, l’amour sexuel, jouir sous d’autres formes. Je veux voir les belles sculptures, les belles peintures, admirer Rodin ou Manet. Je veux entendre les meilleurs opéras, jouer Beethoven ou Wagner. Je veux connaître les classiques en la comédie, feuilleter le bagage littéraire, artistique qu’ont légué les hommes passés aux hommes présent ou mieux feuilleter l’œuvre toujours et à jamais inachevée de l’humanité.

    Je veux la joie pour moi, pour la compagne choisie, pour les enfants, pour les amis. Je veux un home où se puissent reposer agréablement mes yeux après le labeur fini.

    Car je veux la joie du labeur aussi, cette joie saine, cette joie forte. Je veux que mes bras manient le rabot, le marteau, la bêche ou la faux. Que les muscles se développent, que la cage thoracique s’élargisse à des mouvements puissants, utiles et raisonnés.

    Je veux être utile, je veux que nous soyons utiles. Je veux être utile à mon voisin et je veux que mon voisin me soit utile. Je désire que nous œuvrions beaucoup car je suis insatiable de jouissance. Et c’est parce que je veux jouir que je ne suis résigné.

    Oui, oui, je veux produire, mais je veux jouir ; je veux pétrir la pâte, mais manger du meilleur pain ; faire la vendange, mais boire du meilleur vin ; construire la maison mais habiter de meilleur appartement ; faire les meubles, mais posséder l’utile, voire le beau ; je veux faire faire des théâtres, mais assez vaste pour y loger les miens et moi.

    Je veux coopérer à produire, mais je veux coopérer à consommer.

    Que les uns rêvent de produire pour d’autres à qui ils laisseront, ô ironie, le meilleur de leurs efforts, pour moi je veux, groupé librement, produire mais consommer.

    Résignés, regardez, je crache sur vos idoles, je crache sur Dieu, je crache sur la patrie, je crache sur le Christ, je crache sur les drapeaux, je crache sur le capital et sur le veau d’or, je crache sur les religions : ce sont des hochets, je m’en moque, je m’en ris…

    Ils ne sont rien que par vous, quittez-les et ils se brisent en miettes.

    Vous êtes donc une force, ô résignés, de ces forces qui s’ignorent mais qui n’en sont pas moins des forces, et je ne peux pas cracher sur vous, je ne peux que vous haïr…ou vous aimer.

    Par-dessus tous mes désirs, j’ai celui de vous voir secouer votre résignation dans un réveil terrible de vie.

    Il n’y a pas de paradis futur, il n’y a pas d’avenir, il n’y a que le présent.

    Vivons-nous !

    Vivons ! La résignation, c’est la mort.

    La révolte, c’est la vie.

    =*=
    Publié par Résistance 71 le 20/09/2018 et qui fera surement l’objet d’un prochain PDF…

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  2. L’ouvrier et la machine

    Ricardo Flores Magon | 1916

    6ème et Dernière Partie à la page 34 de ce PDF N° 77 de 40 pages

    « Maudite machine ! » peste l’ouvrier, suant à grosse gouttes, las et découragé. « Maudite machine qui m’obliges à suivre ton rythme infernal, comme si, moi aussi, j’étais fait d’acier et entraîné par un moteur ! Je te hais, engin de malheur, car faisant le travail de dix, vingt ou trente ouvriers, tu m’ôtes le pain de la bouche — et tu me condamnes, ainsi que ma femme et mes enfants, à crever de faim. »

    La machine geint sous les coups du moteur, paraissant ainsi partager la fatigue de son compagnon de sang et de muscles. Toutes les pièces qui la composent sont en mouvement, ne s’arrêtant jamais. Certaines glissent, d’autres tressaillent. Celles-ci oscillent, celles-là pivotent, suintant l’huile noirâtre, couinant, trépidant, fatiguant la vue de l’esclave de chair et d’os qui doit suivre attentivement tous leurs mouvements et résister à l’abrutissement qu’ils provoquent pour ne pas se laisser prendre un doigt par un de ces rouages d’acier, ou perdre une main, un bras, voire la vie…

    « Machines infernales ! Vous devez toutes disparaître, suppôts de Satan ! Joli travail que vous faîtes ! En un jour, sans autre dépense que quelques seaux de charbon pour alimenter le moteur, et avec un seul ouvrier, vous abattez chacune davantage d’ouvrage que ne le fait un seul homme en un mois, de sorte qu’un travailleur, qui pourrait avoir du labeur pour trente jours, le voit réduit en un seul à cause de vous… Si nous crevons de faim, cela t’est indifférent ! Sans toi, vingt familles de prolétaires auraient leur pain quotidien assuré. »

    Les milles et une pièces de la machine sont en action. Elles tournent, glissent dans tous les sens, se rejoignent et s’écartent, suant d’infectes graisses, trépidant et couinant jusqu’à en avoir le vertige… La sombre machine n’offre pas un moment de répit. Elle respire bruyamment comme si elle était vivante. Elle semble épier la moindre seconde d’inattention de l’esclave humain pour lui mordre un doigt, lui arracher un bras, ou la vie…

    À travers un soupirail pénètre une pâle lueur carcérale et sinistre. Le soleil lui-même se refuse à éclairer cet antre de misère, d’angoisse et de fatigue où se sacrifient de laborieuses existences au profit de vies stériles. Des bruits de pas viennent de l’extérieur —c’est le troupeau qui est en marche ! Des miasmes sont à l’affût dans chaque recoin de l’atelier. L’ouvrier tousse… tousse ! La machine geint… geint !

    « Cela fait sept heures que je suis à tes côtés et il m’en reste encore trois à tirer. J’ai le vertige mais je dois résister. J’ai la tête lourde, mais gare au moindre moment d’inattention ! Je dois suivre tes mouvements si je ne veux pas que tes dents d’acier me mordre et que tes doigts de fer m’emprisonnent… Encore trois longues heures ! Mes oreilles bourdonnent, une soif terrible me dévore, j’ai de la fièvre, ma tête va éclater. »

    Des sons joyeux parviennent du dehors : ce sont des enfants qui passent, espiègles. Leurs rires, gracieux et innocents, effacent un instant la grisaille environnante, engendrant une sensation de fraîcheur semblable à celle que procure le chant d’un oiseau dans un moment d’abattement. L’émotion s’empare de l’ouvrier. Ses propres enfants gazouillent de même ! C’est ainsi qu’ils rient ! Et tout en regardant le mouvement des mécanismes, il se met à gamberger. Son esprit rejoint le fruit de ses amours, qui l’attend chez lui. Il frissonne à l’idée qu’un jour ses enfants devront eux aussi venir crever pour une machine dans la pénombre d’un atelier où les microbes pullulent.

    « Maudite machine, je te hais ! »

    La machine se met à trépider avec plus de vigueur, elle a cessé de geindre. De tous ses tendons de fer, de toutes ses vertèbres d’acier, des dures dents de ses rouages, de ses centaines de pièces infatigable, sort un son rauque plein de colère qui, traduit en langage humain, signifie :

    «Tais-toi, misérable ! Cesse de te plaindre, espèce de lâche ! Moi je ne suis qu’une machine, entraînée par un moteur, mais toi, tu as un cerveau et tu ne te révoltes pas, malheureux ! Arrête de te lamenter sans cesse, imbécile ! C’est ta lâcheté qui est cause de ton malheur, pas moi. Empare-toi de moi, arrache-moi des griffes de ce vampire qui te suce le sang, et travaille pour toi et les tiens, crétin ! En elles-mêmes, les machines sont un bienfait. Nous épargnons des efforts à l’homme, mais vous autres travailleurs, êtes si stupides que vous nous laissez aux mains de vos bourreaux, alors que vous nous avez fabriquées. Comment concevoir plus grande bêtise ? Tais-toi, ne dis plus un mot ! Si tu n’as pas le courage de rompre tes chaînes, alors cesse de te plaindre ! Allons, il est l’heure de sortir. Déguerpis et réfléchis ! »

    Les paroles salutaires de la machine, associées à l’air frais de la rue, provoquèrent une prise de conscience chez l’ouvrier. Il sentit qu’un monde s’écroulait dans son esprit : celui des préjugés, des interdits, du respect de l’ordre établi, des lois et des traditions et, le poing levé, il s’écria :

    « Je suis anarchiste ! Terre et liberté ! »

    J’aime

  3. « L’ouvrier et la Machine » pour qui a travaillé sur des machines à l’usine est un texte particulièrement juste et percutant et d’une actualité brûlante.

    J’ai eu cette chance, et je dis bien cette chance, et ce ne fut que 6 mois dans ma vie, quand d’autres y travaillaient parfois depuis 25/30 ans…

    6 mois à faire des boulots improbables, en 2 voire 3 huit qui vous cassent parfois à tout jamais.

    Voilà précisément pourquoi RFM est parfaitement d’actualité et pourquoi ces mots sonnent justes, car rien, absolument rien n’a changé… RIEN, NADA !

    Et tant c’est tout à fait vrai, qu’en faisant un boulot répétitif, à la chaine, le pire c’est que notre esprit lui est libre de vagabonder, même si franchement, les rythmes anachroniques qu’on nous impose (5H30/12H30 – 12H30/19H30 – équipe de nuit = 19h30/5h30) vous font devenir machine, rêver machine, cadence, production… Vous devenez l’usine, vous vivez à l’usine, et dans cette certaine structure, les équipes de nuit, vous êtes 2/3 personnes, vous êtes seules, livrées à vous-mêmes vous pointez à 19H30 le soir et ne ressortez qu’à 5h30 le lendemain matin, quand l’équipe de jour embauche…)

    C’est à cette époque, qu’a jaillie, tout au fond de moi, la flammèche de la résistance et la rébellion. Elle a trouvé son chemin pendant 7 longues années = le temps de la réflexion…

    C’est pourquoi, aujourd’hui, par cette expérience notamment, je suis en mesure d’affirmer que l’auto-gestion c’est la solution…

Source : Textes choisis anarchistes de Ricardo Flores Magon (1874 – 1922) en version PDF gratuite | jbl1960blog

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