😡Matteo #Salvini rĂ©pond Ă  #Moscovici: Nous en avons marre des insultes venant de Paris et de Bruxelles | Yandex

“Les Italiens envoient pĂ©ter Bruxelles !”

04OCT

Inutile d’ĂȘtre devin pour voir que ça va bientĂŽt pĂ©ter en Italie .. La situation en fait que s’aggraver avec le temps depuis l’élection des eurosceptiques . Ils veulent sortit de l’Europe avec le moins de dĂ©gĂąts possible pour leur pays, donc ils jonglent . Le plus gros problĂšme pour eux ce n’est pas Bruxelles, ce sont les marchĂ©s .

En attendant le bras de fer entre Bruxelles et les Italiens continue, voici un aperçu de l’ambiance avec cette passe d’arme qui date d’hier :

«Nous respecterons les rĂšgles». C’est ce qu’a dĂ©clarĂ© le commissaire europĂ©en aux Affaires europĂ©ennes, Pierre Moscovici, en rĂ©ponse, en marge du Forum Ă©conomique international des AmĂ©riques, au siĂšge de l’OCDE Ă  Paris, Ă  une question sur la manoeuvre italienne. Une « crise entre Bruxelles et l’Italie serait absurde » selon Moscovici.

« MĂȘme les Italiens ont fait le choix d’un gouvernement rĂ©solument euro-sceptique et xĂ©nophobe qui, sur les questions de migration et de budget, tente de se dĂ©barrasser des obligations europĂ©ennes » (
..)

« Moscovici dit des bĂȘtises. En Italie, il n’y a ni racisme ni xĂ©nophobie, mais enfin un gouvernement choisi par les citoyens qui a bloquĂ© les passeurs et fermĂ© les ports aux immigrants clandestins. Nous en avons assez des insultes de Paris et de Bruxelles « , rĂ©pond Matteo Salvini.. (source)

Z

😡Matteo #Salvini rĂ©pond Ă  #Moscovici: Nous en avons marre des insultes venant de Paris et de Bruxelles

Il faut respecter le choix du peuple italien

Il Messaggero
Manovra, Moscovici: «Italia ha scelto governo xenofobo, faremo rispettare regole»
[Manoeuvre, Moscovici: «L’Italie a choisi un gouvernement xĂ©nophobe, nous respecterons les rĂšgles»]

«Nous respecterons les rĂšgles». C’est ce qu’a dĂ©clarĂ© le commissaire europĂ©en aux Affaires europĂ©ennes, Pierre Moscovici, en rĂ©ponse, en marge du Forum Ă©conomique international des AmĂ©riques, au siĂšge de l’OCDE Ă  Paris, Ă  une question sur la manoeuvre italienne. Une « crise entre Bruxelles et l’Italie serait absurde » selon Moscovici.

« MĂȘme les Italiens ont fait le choix d’un gouvernement rĂ©solument euro-sceptique et xĂ©nophobe qui, sur les questions de migration et de budget, tente de se dĂ©barrasser des obligations europĂ©ennes ». Pour ces politiciens, Bruxelles et l’Europe – ajoute Moscovici – seraient la cause de tous nos maux et il est temps que les gens, les vrais comme ils pourraient le leur dire, reprennent le pouvoir aux mains de technocrates. Cette idĂ©e a dĂ©jĂ  Ă©tĂ© au cƓur de la campagne du Brexit, avec le slogan «Reprendre le contrĂŽle» ». Cette vision « est aujourd’hui recyclĂ©e quotidiennement par les eurosceptiques d’Europe centrale, d’Autriche ou d’Italie. Orban ou Salvini prĂ©tendent tous avoir le monopole de la reprĂ©sentation de la « volontĂ© populaire ». C’est une rhĂ©torique fallacieuse, mais sans aucun doute efficace: leurs succĂšs Ă©lectoraux en sont la preuve », conclut-il.

RĂ©pondant Ă  une question sur d’éventuels changements dans la manƓuvre italienne, Moscovici a rĂ©pĂ©tĂ© qu’il s’agissait d’un « dĂ©but », d’un « premier signe positif ». Et pourtant – a-t-il averti – « nous devons procĂ©der Ă©tape par Ă©tape: nous attendons le 15 octobre pour le projet de budget italien comme celui des autres pays de la zone euro ». Ensuite, at-il poursuivi, « nous aurons un dialogue avec le gouvernement italien sur la base de chiffres dĂ©taillĂ©s, non seulement sur le niveau du dĂ©ficit, mais Ă©galement sur le dĂ©ficit structurel le plus important, la trajectoire de croissance, la trajectoire de la dette ».

« La Commission europĂ©enne – a-t-il ajoutĂ© – est prĂ©sente pour faire respecter les rĂšgles, des rĂšgles qui ne sont pas stupides, des rĂšgles qui garantissent le contrĂŽle d’une dette importante comme celle de l’Italie, ainsi que des dettes publiques d’autres pays. Nous respecterons ces rĂšgles – a-t-il averti – dans un esprit de dialogue mais Ă©galement dans le but d’éviter deux obstacles: le premier est une crise entre Rome et Bruxelles, ce qui serait absurde, l’Italie est un grand pays membre de la zone euro. En ce qui concerne le second, augmenter la dette italienne n’est ni dans l’intĂ©rĂȘt de l’Italie ni dans la zone euro. Pour tout cela – a conclu Moscovici – notre tĂąche est de veiller Ă  ce que les rĂšgles soient respectĂ©es ».

En Europe, « nous avons des rĂšgles assez prĂ©cises », qui « ne sont pas stupides » et « disent que le dĂ©ficit nominal doit ĂȘtre contenu, infĂ©rieur Ă  3% et que le dĂ©ficit structurel doit s’amĂ©liorer ». C’est « une donnĂ©e que je ne connais pas, une dynamique que nous devons analyser et c’est pourquoi nous devons attendre que les dĂ©tails soient communiquĂ©s » par l’Italie. « Avec 2,4% – dit le commissaire europĂ©en Moscovici – il y a un risque, il est possible que le dĂ©ficit structurel ne se trouve pas dans la trajectoire fixĂ©e par le pacte de stabilitĂ© et de croissance ».

« Moscovici dit des bĂȘtises. En Italie, il n’y a ni racisme ni xĂ©nophobie, mais enfin un gouvernement choisi par les citoyens qui a bloquĂ© les passeurs et fermĂ© les ports aux immigrants clandestins. Nous en avons assez des insultes de Paris et de Bruxelles « , rĂ©pond Matteo Salvini..

Matteo Salvini

✔@matteosalvinimi

parla a vanvera, in Italia non c’ù nessun razzismo o xenofobia, ma finalmente un governo scelto dai cittadini che ha bloccato gli scafisti e chiuso i porti ai clandestini.
Siamo STUFI degli insulti che arrivano da Parigi e Bruxelles. https://www.ilmessaggero.it/politica/manovra_pierre_moscovici_italia-4014624.html 


Manovra, Moscovici: «Dialogo con l’Italia, faremo rispettare le regole»

«Faremo rispettare le regole». Lo ha detto il commissario Ue, Pierre Moscovici, rispondendo – a margine dell’International Economic Forum of the Americas presso la sede Ocse di Parigi…

ilmessaggero.it

Moscovici parle en vain, en Italie il n’y a pas de racisme ou de xĂ©nophobie, mais enfin un gouvernement choisi par les citoyens qui a bloquĂ© les bateaux et fermĂ© les ports aux immigrĂ©s clandestins.
Nous en avons marre des insultes venant de Paris et de Bruxelles.

ilmessaggero.it

Adaptation Yandex

Cet article a été publié dans Autriche, Belgique, Brexit, Bruxelles, Dette publique, Diplomatie, Europe, Finance, France, immigration, International, Italie, Politique, UE. Ajoutez ce permalien à vos favoris.

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Les Italiens envoient péter Bruxelles !

J’aurais pu reprendre le titre du journal LibĂ©ration « Italie : le M5S et la Ligue envoient bouler Bruxelles », mais j’ai prĂ©fĂ©rĂ© un terme plus fort. J’aurais pu aussi dire que l’Italie faisait un bras d’honneur Ă  Bruxelles « en actant un dĂ©ficit Ă  2,4 % du PIB malgrĂ© une dette publique dĂ©jĂ  lourde, le gouvernement de coalition italien dĂ©fie ostensiblement l’Union europĂ©enne, dĂ©signĂ©e ennemi commun par les deux partis populistes au plus haut dans les sondages » 

Les Italiens dĂ©fient Bruxelles, la BCE de Francfort et aussi Ă©videmment
 les marchĂ©s obligataires qui commençaient Ă  se tendre sĂ©rieusement dĂšs vendredi dernier.

Comme le raconte LibĂ©, « attendu par plusieurs dizaines de militants enthousiastes devant le palais Chigi, siĂšge du gouvernement italien, Luigi Di Maio, le vice-prĂ©sident du Conseil et patron du Mouvement Cinq Étoiles (M5S), s’est prĂ©sentĂ© au balcon, dans la nuit, en faisant le V de la victoire. Au terme d’un long Conseil des ministres qui s’est tenu jeudi soir, le jeune leader a remportĂ© sa bataille pour laisser filer le dĂ©ficit budgĂ©taire Ă  2,4 % du PIB au mĂ©pris des inquiĂ©tudes des marchĂ©s financiers et des recommandations de Bruxelles. ConformĂ©ment Ă  celles-ci, le gouvernement prĂ©cĂ©dent, de centre gauche, avait prĂ©vu de limiter le dĂ©ficit Ă  0,8 % du produit national ».

Et de rajouter
 « C’est une attaque trĂšs claire contre l’Union europĂ©enne, analyse le politologue Roberto Castaldi. Il y a encore quelques semaines, la coalition gouvernementale promettait que les mesures promises en campagne Ă©lectorale seraient introduites graduellement. En annonçant un dĂ©ficit budgĂ©taire de 2,4 % pour 2019 mais aussi pour les deux annĂ©es suivantes, il y a une volontĂ© de la part de la coalition populiste de provoquer une tension avec Bruxelles en vue des prochaines Ă©lections europĂ©ennes. »

Adopter le budget du peuple !

« «Nous ne faisons pas un budget en fonction de ce que pense le commissaire [aux Affaires Ă©conomiques et financiĂšres] Moscovici », a revendiquĂ© le prĂ©sident du Conseil, Giuseppe Conte, aprĂšs avoir annoncĂ© un budget qui chiffre 27 milliards d’euros de dĂ©penses supplĂ©mentaires. Il prĂ©voit entre autres une augmentation des dĂ©penses sociales, une rĂ©forme du systĂšme des retraites et des baisses d’impĂŽts. «Nous avons rĂ©ussi Ă  faire adopter le budget du peuple, qui Ă©limine la pauvretĂ© grĂące au revenu de citoyennetĂ© pour lequel nous avons mis sur la table 10 milliards d’euros», s’est rĂ©joui Luigi Di Maio. »

Au programme, revenu de citoyennetĂ© de 780 euros par mois pour 6 millions d’Italiens, rĂ©vision du systĂšme de retraite et possibilitĂ© de cesser le travail Ă  62 ans, ou encore la flat tax pour les petites entreprises et les autoentrepreneurs Ă  15 % pas pour les grandes multinationales cotĂ©es en Bourse et qui ne payent dĂ©jĂ  rien en Europe, en Italie, comme ailleurs !

À cela se rajoute une amnistie fiscale pour ceux qui doivent moins de 100 000 euros au fisc, alors que les impĂŽts italiens ont poussĂ© vers la faillite personnelle des milliers d’Italiens par une politique de rĂ©torsion et chasse aux sorciĂšres totalement disproportionnĂ©e.

Et enfin
 un plan d’investissement dans les infrastructures de 15 milliards d’euros.

Tout cela Ă©videmment va dĂ©clencher le courroux de nos europathes, pour qui les politiques ne doivent pas ĂȘtre menĂ©es pour les peuples


Si l’on peut et si l’on doit discuter le bien-fondĂ© et la pertinence de chaque mesure envisagĂ©e, ce qui est certain c’est que toutes les politiques doivent ĂȘtre conduites dans l’intĂ©rĂȘt des populations.

Quand ce n’est pas le cas, la politique en question est alors illĂ©gitime.

C’est aussi simple que cela.

Charles SANNAT

Italie : le M5S et la Ligue envoient bouler Bruxelles

Par Eric Jozsef, correspondant à Rome — 
Matteo Salvini, chef de la Ligue, sur un plateau de la RAI, le 11 septembre. En fond, Luigi Di Maio, patron du Mouvement Cinq Etoiles.
Matteo Salvini, chef de la Ligue, sur un plateau de la RAI, le 11 septembre. En fond, Luigi Di Maio, patron du Mouvement Cinq Etoiles. Photo Mistrulli. Fotogramma. ROPI-REA

En actant un dĂ©ficit Ă  2,4 % du PIB malgrĂ© une dette publique dĂ©jĂ  lourde, le gouvernement de coalition italien dĂ©fie ostensiblement l’Union europĂ©enne, dĂ©signĂ©e ennemi commun par les deux partis populistes au plus haut dans les sondages.

Attendu par plusieurs dizaines de militants enthousiastes devant le palais Chigi, siĂšge du gouvernement italien, Luigi Di Maio, le vice-prĂ©sident du Conseil et patron du Mouvement Cinq Etoiles (M5S), s’est prĂ©sentĂ© au balcon, dans la nuit, en faisant le V de la victoire. Au terme d’un long Conseil des ministres qui s’est tenu jeudi soir, le jeune leader a remportĂ© sa bataille pour laisser filer le dĂ©ficit budgĂ©taire à 2,4 % du PIB au mĂ©pris des inquiĂ©tudes des marchĂ©s financiers et des recommandations de Bruxelles. ConformĂ©ment Ă  celles-ci, le gouvernement prĂ©cĂ©dent, de centre gauche, avait prĂ©vu de limiter le dĂ©ficit à 0,8 % du produit national.

«Bras de fer»

«C’est une attaque trĂšs claire contre l’Union europĂ©enne, analyse le politologue Roberto Castaldi. Il y a encore quelques semaines, la coalition gouvernementale promettait que les mesures promises en campagne Ă©lectorale seraient introduites graduellement. En annonçant un dĂ©ficit budgĂ©taire de 2,4 % pour 2019 mais aussi pour les deux annĂ©es suivantes, il y a une volontĂ© de la part de la coalition populiste de provoquer une tension avec Bruxelles en vue des prochaines Ă©lections europĂ©ennes.» Jusqu’au bout, le ministre des Finances, Giovanni Tria, a tentĂ© de freiner l’augmentation des dĂ©penses, mettant sa dĂ©mission en balance. Il avait, lui, avancĂ© l’hypothĂšse d’aller jusqu’à 1,6 %, au pire jusqu’à 2 % de dĂ©ficit pour 2019. Mais les Cinq Etoiles, soutenus par la Ligue d’extrĂȘme droite de Matteo Salvini, ont dĂ©cidĂ© d’avancer bille en tĂȘte. «AprĂšs le bras de fer sur les migrants durant l’été [notamment en fermant les ports italiens aux bateaux des ONG qui organisent les secours en mer, ndlr] ou encore le soutien apportĂ© par la Ligue Ă  la Hongrie de Viktor OrbĂĄn, on assiste Ă  un crescendo», considĂšre Massimiliano Panarari, professeur Ă  l’universitĂ© Luiss de Rome.

«Nous ne faisons pas un budget en fonction de ce que pense le commissaire [aux Affaires Ă©conomiques et financiĂšres] Moscovici», a revendiquĂ© le prĂ©sident du Conseil, Giuseppe Conte, aprĂšs avoir annoncĂ© un budget qui chiffre 27 milliards d’euros de dĂ©penses supplĂ©mentaires. Il prĂ©voit entre autres une augmentation des dĂ©penses sociales, une rĂ©forme du systĂšme des retraites et des baisses d’impĂŽts. «Nous avons rĂ©ussi Ă  faire adopter le budget du peuple, qui Ă©limine la pauvretĂ© grĂące au revenu de citoyennetĂ© pour lequel nous avons mis sur la table 10 milliards d’euros», s’est rĂ©joui Luigi Di Maio.

«Vision à court terme»

La mesure ne sera pas universelle comme le souhaitait autrefois le M5S mais le revenu de citoyennetĂ© prĂ©voit des allocations de 780 euros par mois pour les 6,5 millions de plus dĂ©munis (lire page 3). Huit milliards d’euros seront par ailleurs consacrĂ©s Ă  la rĂ©vision du systĂšme de retraite et la possibilitĂ© de cesser le travail à 62 ans avec trente-huit ans de contributions. La Ligue se fĂ©licite pour sa part d’avoir obtenu une rĂ©duction des impĂŽts avec l’introduction du principe de la flat tax. DĂšs l’an prochain, les petites entreprises (soit plus d’un million d’auto-entrepreneurs et d’artisans) ne paieront que 15 % d’impĂŽts. Au passage, le gouvernement a aussi adoptĂ© une amnistie pour les contribuables en dĂ©licatesse avec le fisc pour des montants infĂ©rieurs à 100 000 euros et un plan d’investissements en infrastructures de 15 milliards d’euros supplĂ©mentaires.

«Il est Ă©vident que les politiques d’austĂ©ritĂ© ont Ă©tĂ© excessives et qu’elles ont posĂ© de graves problĂšmes sociaux, estime l’universitaire Massimiliano Panarari. Mais derriĂšre l’annonce de ce budget, il y a une vision Ă  court terme et la volontĂ©, caractĂ©ristique des forces populistes, de rompre avec le principe de limites Ă  respecter, que ce soit l’Europe ou les marchĂ©s. L’idĂ©e est de laisser entendre que ces limites sont des constructions de l’adversaire politique.» Le vice-premier ministre Luigi Di Maio a assurĂ© vendredi que le gouvernement italien n’avait pas l’intention «d’aller au conflit avec la Commission europĂ©enne». Mais pour la premiĂšre fois depuis la crise grecque, le dĂ©ficit transalpin devrait recommencer Ă  croĂźtre, alors que la dette publique de la pĂ©ninsule s’élĂšve dĂ©jĂ  à 132 % du PIB (lire page 3). Vendredi, la Bourse de Milan a perdu plus de 3,7 % et l’écart des taux d’emprunt entre l’Italie et l’Allemagne est reparti Ă  la hausse.

«Rupture»

A Bruxelles, la rĂ©ponse ne s’est pas fait attendre. «Faire de la relance quand on a une dette trĂšs Ă©levĂ©e, cela finit par se retourner contre ceux qui le font», a immĂ©diatement mis en garde Pierre Moscovici, qui a parlĂ© d’un budget «hors des clous», qualifiĂ© la dette italienne «d’explosive» et rĂ©futĂ© les arguments de Di Maio selon lesquels l’Italie ne faisait que suivre la voie de la France d’Emmanuel Macron «qui prĂ©voit un dĂ©ficit de 2,8 %». «La dette de la France n’est pas à 132 %», a-t-il rĂ©torquĂ©, avant de chercher Ă  calmer les choses : «Nous n’avons pas intĂ©rĂȘt Ă  une crise entre la Commission et l’Italie.»

«MĂȘme si l’UE devait recaler notre loi de finances, nous irons de l’avant», a prĂ©venu Matteo Salvini, ministre de l’IntĂ©rieur dont le parti est crĂ©ditĂ© dĂ©sormais de 33 % d’intentions de vote, devant le M5S à 30 %. Pour Roberto Castaldi, «ce sont les Cinq Etoiles qui ont poussĂ© au maximum pour plus de dĂ©ficit car ils souffrent de l’activisme de Salvini et cherchent Ă  rĂ©cupĂ©rer du consensus sur le dossier social». Le politologue constate en outre que «le gouvernement est aujourd’hui en rupture sur tous les grands sujets avec l’UE, en particulier sur les rĂšgles de l’Union Ă©conomique et monĂ©taire, sur la politique Ă©trangĂšre avec un soutien affichĂ© Ă  Donald Trump et plus encore Ă  Vladimir Poutine, et bien sĂ»r sur le dossier migratoire. Rome demande ainsi une rĂ©forme du systĂšme d’accueil, mais dans le mĂȘme temps vote contre le projet de rĂ©vision du traitĂ© de Dublin sur les rĂ©fugiĂ©s».

Reste Ă  savoir si la fuite en avant s’arrĂȘtera au soir des Ă©lections europĂ©ennes ou si la politique du gouvernement Conte marquera un Ă©loignement durable d’un pays fondateur du projet europĂ©en.

Eric Jozsef correspondant Ă  Rome

Source : 😡Matteo #Salvini rĂ©pond Ă  #Moscovici: Nous en avons marre desinsultes venant de Paris et de Bruxelles | Yandex

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