Toupie d’Idlib et Iliouchine – MAJ – Chroniques du Grand jeu

 

La géopolitique autrement, pour mieux la comprendre…

 

Toupie d’Idlib et Iliouchine – MAJ

Publié le 20 Septembre 2018 par Observatus geopoliticus in Moyen-OrientRussie

La tragi-comédie du nouveau false flag chimique en préparation à Idlib – pour les épisodes I, II et III, le fidèle lecteur se reportera à nos chroniques plus anciennes (201320172018) – ne doit pas nous cacher un fait bien plus important. Erdogan fait de nouveau des siennes et a réussi à retarder/annuler l’opération d’envergure sur la province barbue.

Certes, la Turquie a des raisons objectives pour craindre une attaque générale sur Idlib qui mettrait à mal son dessein sur le nord de la Syrie : affaiblir les Kurdes, renforcer les groupes pro-turcs dans l’Idlibistan même et éviter un nouveau flot de réfugiés. Pour le sultan, en l’état actuel des choses, ne rien faire semble être la meilleure des tactiques.

Mais c’est justement ce que n’acceptent pas Moscou et Téhéran, et la dernière rencontre trilatérale a montré de manière inhabituelle aux yeux du monde le désaccord :

Contrairement au titre quelque peu fanfaron de la vidéo ci-dessus, Erdogan ne s’est pas couché. Ankara a considérablement renforcé sa présence dans ses postes d’observation de l’Idlibistan en y envoyant troupes et chars de combat afin de décourager une offensive syrienne. Par ailleurs, les livraisons d’armes à destination des groupes rebelles pro-turcs ont repris de plus belle.

Le sultan justifie la chose en demandant plus de temps pour mettre au pas Hayat Tahrir al-Cham, Al Qaeda pour les intimes, qui contrôle la majorité de la province (en vert sur la carte) :

Du temps, il en a eu pourtant ; cela fait un an que, dans le cadre du processus d’Astana, Russes et Iraniens lui ont donné carte blanche à Idlib. Et rien n’a été fait…

Alliés pendant longtemps, Ankara et AQ/Nosra/Hayat ont, depuis, des relations ambigues. On se rappelle le convoi turc attaqué l’année dernière et, il y a quelques jours encore, Hayat émettait une fatwa interdisant de brandir le drapeau turc, rejoint en cela par d’autres groupes djihadistes d’ailleurs. D’un autre côté, lors de l’offensive sur Afrin en début d’année, les qaédistes étaient main dans la main avec l’armée turque contre les Kurdes.

Erdogan est-il sincère quand il demande plus de temps pour éliminer, récupérer (comment ?) ou évacuer (où ?) Al Qaeda de l’Idlibistan ? Et de toute façon, en a-t-il seulement les moyens, Hayat Tahrir al-Cham contrôlant plus de 60% de la province ?

Aujourd’hui même, le sultan a pris un avion pour Sochi afin de discuter la situation avec Poutine. Et coup de théâtre, l’on vient d’apprendre que l’offensive sur Idlib est reportée sine die, peut-être indéfiniment, et qu’une zone démilitarisée d’une profondeur de 15 à 20 km sera créée entre les belligérants, gélant apparemment le conflit.

Assad, qui avait promis, peut-être un peu follement, de « libérer toute la Syrie », ne doit pas être très content, même si Vladimirovitch assure que l’accord a « globalement » reçu le soutien de Damas.

Le Kremlin semble satisfait, d’autant plus qu’il ne souhaite pas faire de vagues avant les élections de midtermaux Etats-Unis, susceptibles de remplir le Sénat US de Démocrates hystériquement anti-russes, et qu’il pariesur un pourrissement des relations américano-turques dans les mois qui viennent, notamment après les sanctions de novembre. Cependant, on ne peut pas ne pas relever le retournement russe qui, il y a quelques jours encore, promettait d’en finir avec les terroristes.

La balle est dans le camp des Turcs maintenant, à charge pour eux de régler le problème de l’Idlibistan. Mais peut-on réellement faire confiance à Erdogan ? Si l’on peut comprendre la demande de plus de temps formulée par Ankara – jusqu’au 15 décembre d’après le généralement bien renseigné Elijah Magnier -, d’autres signes sont moins positifs et pointe vers un regain d’arrogance et un début de retournemment de veste ottoman.

Le 11 septembre, dans un éditorial complaisamment publié par le Wall Street Journal et intitulé « Le monde doit arrêter Assad« , le sultan reprenait sa vieille loghorée contre Damas. L’ironie de la date n’aura échappé à personne. Heureusement, Tulsi a sauvé l’honneur à la Chambre des Représentants en montrant l’inanité de défendre Al Qaeda à Idlib dix-sept ans après le World Trade Center…

Le jour suivant, les services secrets turcs ont kidnappé à Lattakié, en plein territoire syrien et apparemment à l’insu du gouvernement, le suspect d’un attentat de 2013 comme de bien entendu attribué à Damas.

Ces signaux peuvent indiquer que la toupie ottomane, agressive et déloyale, est de retour… L’avenir nous le dira. Mais dans ce contexte, l’on est forcé de repenser à l’inconcevable vente des S-400 à la Turquie. Le bijou anti-aérien devrait être livré dès 2019. Et ce que nous écrivions l’année dernière reste plus que jamais d’actualité :

Bien sûr, on nous dira que les protocoles seront stricts, qu’il y a plusieurs niveaux de transferts de technologie et qu’ils seront limités dans le cas turc, que rien n’est encore signé et que la finalisation définitive peut prendre une bonne année, que depuis le temps les Américains doivent maintenant de toute façon connaître les secrets du S400, que cela accélère le divorce entre Ankara et l’OTAN…

Il n’empêche, nos interrogations d’avril restent les mêmes. Comment décemment transférer ce fleuron dans les mains du sultan, qui reste un membre de l’alliance atlantique et un adversaire en Syrie ? Pour protéger la Turquie de qui ? Et que dire aux alliés historiques rabaissés au niveau d’Ankara (Chine et Inde) ou en dessous (l’Iran n’a reçu que des S-300) ?

 

***** MAJ 18.09 *****

 

A peine connu l’accord sur Idlib, Israël a refait des siennes en poursuivant avec obsession ses objectifs contre l’Iran et le Hezbollah.

Quatre F16 ont, depuis les eaux internationales, lancé des missiles sur une installation de l’armée syrienne près de Lattakié, d’où des systèmes entrant dans la fabrication d’armes de précision étaient en passe d’être livrés pour le compte de l’Iran au Hezbollah. Ils se trouvaient près de la frégate française Auvergne, ce qui a sans doute créé une certaine confusion sur le fait qu’elle a participé ou non à l’opération – les Russes ont d’abord affirmé que le navire avait tiré des missiles, Paris a démenti.

Surtout, les jets israéliens se sont abrités derrière l’IL-20 russe en patrouille, le faisant prendre pour cible par la défense anti-aérienne syrienne et provoquant la mort de 15 soldats russes.

Ce n’est pas un acte de guerre à proprement parler mais une malveillance évidente des Israéliens, dont l’état-major n’avait d’ailleurs prévénu son homologue russe qu’une minute auparavant via le canal de communication.

C’est comme ça que l’a pris Moscou et Choigu s’est lâché :

« Les avions israéliens ont délibérément créé une situation dangereuse pour les navires de surface et les aéronefs dans la région. En utilisant l’avion russe comme bouclier, les pilotes israéliens l’ont exposé au feu des systèmes de défense aérienne syriens. Nous considérons cette action provocatrice de la part d’Israël comme hostile. Quinze membres de l’armée russe sont morts à cause des actes irresponsables d’Israël. Cela contrevient absolument au partenariat russo-israélien. Nous nous réservons le droit à une réplique adéquate. »

Interrogé à son tour, Poutine s’est d’abord lamenté de la « chaîne de circonstances tragiques » – son ton précautionneux est parfois irritant – avant de renvoyer à ce qu’avait dit son ministre de la Défense, donc de le reprendre à son compte.

Une partie de la presse et les réseaux sociaux russes sont très critiques vis-à-vis de la « molesse » de Vladimirovitch et réclament des représailles conséquentes contre Israël. Tous les yeux sont maintenant fixés sur la réaction du Kremlin.

Sentant le danger, Bibi la Terreur a promis, lors d’une conversation téléphonique, de mettre tous les éléments à disposition des enquêteurs russes – précisons qu’on ne peut exclure une cagade de la défense syrienne qui a paru quelque peu chaotique la nuit dernière et a peut-être tiré un peu trop, partout et à un moment où les chasseurs israéliens étaient déjà sur le chemin du retour.

Dans cette situation grise où personne n’est totalement responsable, les Russes n’ont pas une position aisée : surréagir ne correspondrait pas au contexte de l’incident et serait contre-productif ; ne pas réagir laisserait la porte ouverte à toutes les futures manigances de l’empire ou de ses affidés.

Comme de coutume en ces cas, l’ambassadeur d’Israël à Moscou a été convoqué. Et après ? Il semble hors de question que Moscou engage des représailles directes contre Israël, mais un certain nombre d’options sont sur la table.

Mettre en activité réelle les S-400 et interdire dorénavant le ciel syrien aux avions/missiles israéliens, autrement dit mettre en place la bulle de déni que craignent tant les atlantistes, comme on l’avait par exemple constaté après le false flag de Khan Cheikhoun l’année dernière :

Plus embêtant encore pour les Follamours, les Etats-Unis ont dû réduire assez drastiquement leurs sorties aériennes en Syrie contre l’EI par crainte de possibles représailles russes. Rappelons que Poutine a officiellement coupé le canal de communication visant à éviter les incidents aériens. Théoriquement, tous les coups sont permis dorénavant. Les bombardiers qui sortent encore, maintenant accompagnés par une escorte de F22, sont « lockés » par les radars russes (lire sur ce lien les commentaires souvent croustillants et acerbes venant des quatre coins du monde). Comble de l’ironie, il se pourrait même (le conditionnel reste de mise) que le F22, ce chasseur « furtif » qui a coûté une véritable fortune, soit lui aussi fixé par les radars de ces maudits Ivan…

Une autre option consiste à livrer enfin les S-300 à la Syrie, ce qui est « presque inévitable » maintenant d’après Serguey Balmasov, analyste à l’Institut du Moyen-Orient à Moscou. Quand on sait ce que, malgré l’accident d’hier, les S-200 améliorés sont capables de faire…

Coïncidence ou pas, il s’est encore passé quelque chose d’intrigant dans le ciel syrien il y a quelques jours. Le 16 octobre, un énième incident aérien a eu lieu entre Tel Aviv et Damas, des jets israéliens bombardant une batterie antiaérienne prétextant un tir syrien contre deux avions ayant auparavant survolé le Liban. Jusqu’ici, rien que de très habituel même si l’affaire était presque concomitante à la visite de Choïgu en Israël, ce que d’aucuns ont vu comme une petite démonstration de force vis-à-vis de Moscou (précisons tout de même que les Russes ont été prévenus de l’attaque).

Manque de bol pour Bibi la Terreur, il y a comme un air de couac. Que le ministre syrien de la Défense déclare que l’un des deux F-35 israéliens ait été touché par un missile participe de la traditionnelle guerre de l’information et il est difficile de confirmer ou d’infirmer les dires de Damas. Plus intéressant, la presse israélienne a reconnu que le même jour, un F-35 avait été endommagé par… des oiseaux (!) et qu’il prenait la direction du garage.

D’ici à penser que l’avion a en réalité été touché par un vieux S200 syrien de l’époque soviétique, démontrant encore une fois l’inanité du chasseur furtif le plus cher de l’histoire, il n’y a qu’un pas que beaucoup envisagent de franchir.

A cet égard, votre serviteur ne peut s’empêcher – et il en sera j’en suis sûr d’avance pardonné – de revenir sur l’incongruité consistant à vendre des S-400 au vrai-faux ami turc et avoir reporté sine die la livraison de S-300 à l’allié syrien. Fermons la déplaisante parenthèse…

Dernière option, augmenter les livraisons d’armes au Hezbollah, bête noire d’Israël, qui a déjà largement profité de la guerre en Syrie pour refaire ses stocks, comme nous l’expliquions il y a près de trois ans :

Le Hezbollah a vu avec horreur l’avancée des takfiris sunnites en Syrie à partir de 2012. Idéologiquement et stratégiquement (rupture du croissant chiite, donc de l’approvisionnement iranien), une Syrie qatarisée ou saoudisée était un coup mortel porté au mouvement chiite libanais. Aussi, personne n’a vraiment été surpris quand Hassan Nasrallah décida de voler au secours de Bachar en 2013, envoyant des milliers de combattants, d’abord à la frontière syro-libanaise puis partout en Syrie (…)

L’alliance entre Moscou et le Hezbollah est logique, presque naturelle. Mêmes alliés (Assad, Téhéran), même farouche opposition à l’islamisme sunnite. La tolérance absolue du Hezbollah envers les chrétiens d’Orient (voir ces étonnantes photos des combattants chiites au garde-à-vous devant Jésus dans des villages chrétiens syriens libérés) joue également en sa faveur, la Russie se considérant comme la protectrice du christianisme moyen-oriental. Alarmé, Netanyahou s’est alors précipité à Moscou faire des ronds de jambe à Poutine. On avait connu Bibi la Terreur moins placide…

Ce voyage n’a pas empêché le Hezbollah de mettre la main sur des armements russes. Qu’ils aient été livrés par les Syriens qui les avaient eux-mêmes reçus (plus probable) ou livrés directement par Moscou selon les dires de hauts responsables du mouvement chiite, cela importe somme tout assez peu.

L’état-major de Tsahal est plus que remué, notamment par le fait que le mouvement libanais est vraisemblablement en possession de missiles de croisière supersoniques Yakhont. Les récentes déclarations de Nasrallah – « les stock de gaz ammoniac d’Haïfa sont notre bombe nucléaire » – ont également provoqué la panique en Israël où l’on considère sérieusement transférer les usines chimiques dans le sud du pays, à un coût exorbitant.

Les sacrifices auxquels se soumet le Hezbollah en Syrie pourraient finalement lui rapporter gros. L’espèce d’équilibre de la terreur en train de s’installer avec Israël est une assurance contre toute intervention militaire future de l’Etat hébreux et pérennise la présence du « parti de Dieu » au Liban. Il convient de mettre tout cela en relation avec la brusque décision de l’Arabie saoudite de couper son aide financière militaire à Beyrouth et des pétromonarchies fondamentalistes du Golfe d’appeler sans rire leurs ressortissants à quitter le pays, arguant de la « mainmise du Hezbollah sur l’Etat libanais ».

Moscou a donc une certaine lattitude pour réagir au coup tordu israélien, si tant est que l’enquête ne conclut pas à une réelle bourde de la défense syrienne. La réponse ne sera pas directe mais assymétrique, domaine dans lequel les Russes sont passés maîtres. Reste à savoir la réponse que compte donner le Kremlin…

 

*****MAJ 20.09*****

 

Alors que la poussière des événements retombe, les hypothèses exprimées ci-dessus se confirment peu à peu.

Concernant l’Iliouchine, la première version, celle du ministère russe de la Défense, semble avoir été dès le départ la bonne. C’est la défense anti-aérienne syrienne qui a abattu l’avion suite à une tactique malveillante mais non préméditée utilisée par les pilotes israéliens. Apparemment, les F16 avaient été repérés et peut-être même « lockés » par le S-200 syrien et se sont, assez lâchement, cachés derrière l’Iliouchine et sa signature radar.

On apprend également que les défenses russes et syriennes ne sont pas totalement intégrées et que les batteries de Damas, y compris les S-200, ne disposent pas d’IFF (Identification Friend or Foe), permettant de distinguer les avions amis des ennemis. Cela vient d’être confirmé par le porte-parole de la Défense russe.

Comme nous l’écrivions dans la mise à jour précédente :

Dans cette situation grise où personne n’est totalement responsable, les Russes n’ont pas une position aisée : surréagir ne correspondrait pas au contexte de l’incident et serait contre-productif ; ne pas réagir laisserait la porte ouverte à toutes les futures manigances de l’empire ou de ses affidés.

La réaction – décevante pour certains – devrait d’abord prendre la forme d’une intégration totale des systèmes russes et syriens, et la gestion des seconds par des techniciens russes. Attention tout de même, l’on sait que le S-200 réhabilité a déjà créé pas mal de misères à la force aérienne israélienne : F35 endommagé, F16 abattu

Malgré tout, selon des rumeurs insistantes, les S-300 pourraient tout de même finir par être livrés à Damas (sueurs froides à Tel Aviv) et des zones de non-survol (par les Israéliens) mises en place – les fameuses « mesures que tout le monde notera » dixit Poutine ? De fait, des exercices navals jusqu’au 26 septembre interdisent déjà à peu près toute attaque venant de l’ouest :

C’est Téhéran qui rit. Profitant immédiatement (et un peu cyniquement) de l’émotion et de la crainte d’Israël de renvoyer des jets survoler la Syrie après l’incident de l’Iliouchine, les Iraniens ont dès le lendemain envoyé un avion que l’on imagine être rempli d’autre chose que de feuilles de vigne…

Sur le front d’Idlib, l’accord Poutine-Erdogan, aussi irritant qu’il puisse être pour ceux qui voudraient voir vaporisés les barbus qaédistes et autres, commence à porter ses fruits.

Les « rebelles » sont extrêmement divisés – sans surprise, Al Qaeda a refusé l’accord – et ont jusqu’au 15 octobre pour quitter la zone démilitarisée. Ensuite, c’est le sultan (qui a d’ailleurs condamné la « provocation israélienne », chose intéressante) et ses proxies sur le terrain qui devront faire le sale travail : éliminer ou « intégrer » les djihadistes d’Hayat et autres joyeux drilles. Il semble qu’ils aient jusqu’à la date butoir du 15 décembre pour ce faire ; en cas contraire, les Russo-Syriens pourraient reprendre leurs préparatifs d’assaut sur l’Idlibistan.

Cette date n’est pas anodine : elle est postérieure aux élections de midterm aux Etats-Unis. Reporter l’attaque et faire retomber la pression est un moyen de ne pas donner d’armes aux russophobes primaires d’outre-Atlantique (néo-cons, Démocrates) et de ne pas saboter l’élection de sénateurs et représentants plutôt dans la ligne Trump…

Cela permet également de rouvrir les négociations sur l’évacuation d’Al Tanaf, poche américano-rebelle encerclée depuis le blitz royal de l’année dernière et devenue militairement inutile mais stratégiquement importante pour rogner la continuité de l’arc chiite. Des discussions ont lieu avec les rebelles et il se peut que ceux-ci soient enfin transférés ailleurs. Reste la question de la base US…

Le Donald souffle le chaud et le froid sur ce sujet, selon que la clique néo-con et le lobby pro-israélien (rester) ou ses inclinations personnnelles (partir) prennent le pas. De petites bisbilles et coups de pression ont eu lieu il y a peu – vraies-fausses menaces russes, exercices américains – et une décision devrait être prise très bientôtselon la Maison blanche. L’annulation de l’opération sur Idlib, et donc du false flag chimique qui en aurait découlé, fait baisser la tension d’un cran et laisse plus de marge de manoeuvre à Trump pour éventuellement évacuer Al Tanaf. A suivre…

 

NB : chers lecteurs, ayant changé le titre du billet, le lien précédent est mort et les partages sur réseaux sociaux ont été automatiquement remis à 0. Si vous souhaitez le faire lire, il faudra le repartager. Bien à vous tous

Source : Toupie d’Idlib et Iliouchine – MAJ – Chroniques du Grand jeu

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