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Ruthènes de Basses-Carpates, Laissez un sommeil profond. La voix d’un peuple vous appelle: N’oubliez pas la vôtre! Notre peuple bien-aimé sera libre de laissez-le être aliéné par les ennemis de la tempête et la justice de la tribu russe se rendra! Le désir du dirigeant russe: le russe pour que le peuple vive! Nous demandons à Dieu Vyshnyago de soutenir le russe et de donner un siècle de meilleur!

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L’avion d’argent – Republic National Bank & Russia | Armstrong Economics

 

L’avion d’argent – Republic National Bank & Russia

Money-Plane NY Mag 1996 Couverture Money-Plane NY MagazineAvion-2Avion-3Avion-4Avion-5

COMMENTAIRE: M. Armstrong; Je ne veux pas révéler mes sources, mais votre épreuve avec le gouvernement et la Republic National Bank était liée aux relations douteuses avec lesquelles Safra était impliqué en Russie avec les bénédictions du gouvernement américain. Voici un article sur le lien qui précède votre épreuve de trois ans. Voici le New York Magazine 1996 sur le Money Plane .

Voici le compte rendu du Congrès concernant la question.

Money Plane Congressional Record, Volume 142, numéro 19 (mardi 13 février 1996)

Anonyme

RÉPONSE: Oui, je suis au courant des avions remplis d’argent qui vont à la Russie, organisés par Safra. Clairement, il y avait une sorte d’approbation de Washington pour permettre à Republic Bank de prendre la tête d’une telle entreprise.

Source : L’avion d’argent – Republic National Bank & Russia | Armstrong Economics

Les ennemis de Poutine sont-ils les ennemis de l’humanité? – Le Saker Francophone

 

Les ennemis de Poutine sont-ils les ennemis de l’humanité?


Par Phil Butler – Le 5 août 2018 – Source New Eastern Outlook

Le journaliste de Bloomberg, Joe Nocera, prétend que le kleptocrate Bill Browder est« l’homme que Poutine n’arrive pas sortir de son esprit ». Mais Browder est plutôt l’homme que Bloomberg et l’Occident ne laisseront personne oublier. Voilà pourquoi.

La célébrité de Bill Browder vient du fait que ce magnat juif d’origine américaine, qui a œuvré à la destruction de la Russie à l’époque de Eltsine, est l’ennemi numéro un de Poutine. Ce banquier avide a créé le fonds d’investissement nommé Hermitage Capital Management dans le but de voler des milliards de dollars en actifs russes. Cela nous rappelle, au passage, ce que sont réellement ces grandes banques d’investissement. L’intention de Browder d’utiliser Hermitage pour absorber la richesse de la Russie lorsque le pays était en état de faiblesse est un sujet historique.

Ce petit-fils d’une personnalité communiste [trotskiste ? NdT] américaine est arrivé en Russie après l’effondrement de l’Union soviétique et s’est emparé d’une fortune énorme en utilisant des transactions financières opaques. Browder aurait pu bien se sortir de sa position d’oligarque opportuniste s’il n’avait pas commis deux grosses erreurs. D’abord et avant tout, il est devenu beaucoup trop grand pour sa culotte et s’est mis à dos le président russe Vladimir Poutine, qui a pourtant été indulgent avec les opportunistes de l’ère Eltsine. Deuxièmement, ce ciseleur américain de Moscou est devenu trop gourmand et a embauché un comptable sans scrupules nommé Sergueï Magnitsky pour échapper totalement à tout impôt russe. Cette facette montre qui est vraiment Browder, plus que tout autre aspect de ses activités, parce que les taxes russes sur les oligarques sont de toute façon à un faible niveau. Ce chef d’entreprise doit être de la dernière avarice pour essayer d’arracher à l’État des sommes relativement dérisoires. Browder est un donc un psychopathe avare, ce qui est encore plus visible avec sa quête incessante pour développer la haine envers Poutine.

Aucun article de Bloomberg ne révélera aux potentiels détracteurs de Poutine comment Magnitsky a établi des sociétés fictives dans des zones franches de Russie, comme la Kalmoukie éloignée, dans le seul but d’échapper aux impôts. Browder a utilisé le statut de ces régions éloignées, exonérées d’impôts pour améliorer leurs économies, pour qu’Hermitage et ses filiales puissent bénéficier des sociétés écrans mises en place dans ces États. Il est également suggéré que Magnitsky est allé jusqu’à créer des sociétés fictives composées de personnes handicapées afin d’utiliser leur statut spécial qui les exonère d’impôt. Mais avant de tailler le portrait de Bill Browder, voyons d’abord comment la racaille bancaire mondiale s’est goinfrée d’actifs russes.

Lorsque le président Boris Eltsine a annoncé la première série de privatisations, il a commencé par émettre des bons qui permettaient à tous les citoyens russes, ou à celui qui présente ces bons, d’acheter pour environ 10 000 roubles d’actions dans des entreprises d’État sélectionnées. Cependant, en l’espace de quelques mois, la quasi-totalité de ces bons a été achetée par des intermédiaires en échange d’argent liquide. Ainsi, les actifs des entreprises d’État en Russie ont fini entre les mains de gens comme le célèbre Mikhail Khodorkovsky, et d’autres puissants courtiers. Ce fut la première étape du détournement de fonds de l’héritage russe. La deuxième étape est celle où Browder et quelques autres voleurs de ressources sont apparus. Lorsque Eltsine s’est présenté pour sa réélection, sa popularité n’était qu’aux environs de 5 %. Le dirigeant russe avait besoin d’un soutien monétaire, de relations publiques et de beaucoup de temps s’il voulait conserver le pouvoir. À ce stade, un groupe de mafiosi du secteur bancaire et médiatique a été recruté pour financer la campagne d’Eltsine et s’assurer que son message soit celui que tous les électeurs entendent. Tout cela a mené à la deuxième vague de privatisations de l’époque d’Eltsine, celle où Browder et ses semblables sont intervenus.

Il y a quelques preuves montrant que le fiasco des privatisations par Eltsine a été favorisé par l’État profond étasunien et anglais. Une histoire au sujet de milliards transférés de la National Republic Bank of New York et de la Réserve fédérale des États-Unis pour que les actifs russes puissent être achetés vaut la peine d’être relue ici (voir The Money Plane). Cette histoire comble certaines lacunes dans les histoires de Browder et montre comment il a pu recueillir des fonds pour créer en premier lieu Hermitage. C’est Edmond Safra qui a fourni les 25 millions de dollars dont Browder avait besoin pour jouer au casino russe, le même Safra qui fut impliqué dans l’histoire de Friedman, The Money Plane concernant un blanchiment d’argent. Safra était également lié à Boris Berezovsky, un autre kleptocrate banni par Poutine pour ses mauvaises actions en Russie.

Je n’ai aucune envie de me lancer dans toute l’histoire de la vilénie que cette charogne a faite en Russie. Ce que je veux dire ici, c’est que des gens comme Browder, des gens qui devraient être derrière les barreaux et devraient avoir peur de ramasser le savon sous la douche, deviennent en fait des héros du Congrès américain. Browder est l’homme qui a le plus contribué à cette nouvelle guerre froide entre l’Occident et la Russie. Des milliers de personnes meurent ou sont détruites à cause de ces hommes. Et des journalistes américains comme l’ancien directeur éditorial de Fortune Magazine, Joe Nocera, aident Browder et ses nouveaux partenaires mafieux. Browder est renforcé et habilité par des escrocs. Quant à Browder et à sa réussite à faire adopter la Magnitsky Act par le Congrès américain, il a probablement utilisé des informations liant le Money Plane et la tentative américaine de mettre en place un gouvernement fantoche en Russie post-soviétique pour faire pression sur le Congrès. Les Américains n’ont pas éliminé Browder parce qu’il pourrait s’avérer un pion utile contre la Russie de Poutine. Et bien nous y sommes.

Une dernière info sur Browder et son rôle dans la guerre froide actuelle. Peu de gens font attention au fait que Safra et Browder étaient des partenaires discrets du magnat israélien du diamant, Beny Steinmetz. Dans son livre, Browder parle de Steinmetz comme l’une des raisons pour lesquelles il a commencé à investir en Russie. Ce n’est pas non plus une coïncidence si, au moment où le Money Plane s’envolait vers la Russie, Bill Clinton présidait un gouvernement américain qui ne trouvait rien de mal à canaliser des milliards en direction de la mafia russe.

L’implication présumée de Safra dans l’affaire Iran-Contra, l’accusation de corruption de Steinmetz en Roumanie, l’ampleur des pratiques ignobles de ces personnes est stupéfiante. Ces mafiosi des temps modernes menaient des affaires criminelles de la Guinée jusqu’au Congo et inversement, et Browder était leur partenaire. Dans son livreThe Killing of William Browder, l’auteur, Alex Krainer, cadre parfaitement la vérité sur Bill Browder. Le fondateur de Hermitage Capital soutenait complètement Vladimir Poutine quand le nouveau président russe luttait contre des pirates corrompus comme l’oligarque Ioukos Mikhaïl Khodorkovsky. Mais lorsque le microscope de la corruption s’est tourné vers Browder et ses amis, il est devenu un autre idiot utile occidental et mondialiste. Krainer caractérise bien la vie russe de Browder avec cette révélation sur la « Safra connection » de l’homme d’affaire :

« En 1998, il affronte, dans une lutte pour récupérer l’argent et au prix d’un risque considérable pour sa propre vie, un groupe d’investissement rival qui a tenté de le tromper, lui et ses investisseurs. La situation était si grave que son plus gros investisseur, le banquier israélo-brésilien Edmond Safra, a envoyé à Browder une escouade de 15 gardes du corps lourdement armés, équipés de quatre véhicules blindés ».

L’auteur poursuit en soulignant que Browder valorisait ses co-investisseurs et leur argent plus que sa femme et son nouveau-né, qui résidaient tous deux à Moscou au moment où d’autres mafieux étaient prêts à le tuer. Finalement, sa femme l’a laissé, emportant avec elle leur fils en bas âge, mais Browder a réussi à rester en vie et à être soutenu par ses principaux investisseurs. En finissant par la mise en délibération du Magnitsky Act, le 29 septembre 2010, par les sénateurs américains Ben Cardin, John McCain, Roger Wicker et Joe Lieberman, nous bouclons la boucle de cette peinture du monde réel dans lequel William Browder, l’ennemi numéro un de Poutine, vit. McCain ? Vraiment ? Quelle coïncidence qu’un sénateur lié au crime organisé et au complexe militaro-industriel ait si fortement soutenu Browder. The Killing of William Browdercontinue pour révéler avec qui Washington D.C. couche, et Bloomberg montre sa propre position dans ce désordre mafieux chaque fois qu’un article soutenant ces criminels est publié. Plus le temps et les preuves passent, plus il est probable que le documentaire intitulé L’effet Browder, diffusé sur la chaine télé Russie-1, soit la vérité concernant Browder. Ce film suggère que Bill Browder n’en avait pas vraiment après l’argent, mais qu’il était probablement un homme de paille mis en place pour aider les mondialistes à achever définitivement la Russie. Étant donné tout ce que nous voyons contre Poutine et la Russie, cette information répond à un grand nombre de questions sur ce dirigeant qui est apparu, presque par magie, au centre d’une économie russe en pleine tourmente.

Il est probablement vrai que Vladimir Poutine ne peut pas sortir Bill Browder de son esprit. L’homme qui essaie de sauver la Russie, pour les Russes, a de nombreux criminels de classe mondiale ligués contre lui. Sénateurs américains, ministres britanniques, banquiers à la Rothschild et George Soros, le monde de Vladimir Poutine est chargé de brigands vraiment dangereux. Mais c’est aussi notre monde. Bloombergne me laisse pas non plus oublier qui est Bill Browder. C’est peut-être une bonne chose.

Phil Butler

Traduit par Wayan, relu par Cat, vérifié par Diane pour le Saker francophone.

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Source : Les ennemis de Poutine sont-ils les ennemis de l’humanité? – Le Saker Francophone

» (1/3) De l’agence de gestion de crise à la réservation de chambres d’hôtels : l’étonnante galaxie DisinfoLab / Saper Vedere

 

14.août.2018 // Les Crises

(1/3) De l’agence de gestion de crise à la réservation de chambres d’hôtels : l’étonnante galaxie DisinfoLab / Saper Vedere

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Cette première partie d’analyse de la galaxie DisinfoLab porte sur des points historiques et juridiques (particulièrement utiles si vous portez plainte, mais peut être moins amusante que les derniers billets). Les deux prochaines parties, publiées demain (soir) et jeudi, seront bien plus croustillantes… 🙂

ENTRAIDE : si vous êtes familier de l’API informatique de Twitter ou du Droit des données personnelles et RGPD, contactez-nous ici – merci !

Cela fait maintenant quelques jours, comme vous le savez, que nous décortiquons le « travail » de l’officine EU DisinfoLab – voir le dossier ici.

Leur réaction de samedi, où ils nient leur rôle dans l’élaboration de fichiers qu’ils ont eux-mêmes créés et diffusés sur Internet, et leur diffamation à notre encontre (pour laquelle nous les poursuivons en justice), nous incite à nous renseigner toujours plus sur cette étrange structure, dont nous vous présentons dans ce billet une représentation factuelle et détaillée des origines.

I. Les origines de la Galaxie DisinfoLab / Saper Vedere

Nicolas Vanderbiest est un doctorant belge en communication depuis 2013, chargé de cours en “media training”, qui mène une thèse sur “les crises de réputation des organisations sur Internet”(sic.) (source) :

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L’étude DisinfoLab sur l’affaire Benalla précise que les fondateurs se sont rencontré mi-2016 :

Comme on peut le lire sur leur site :

Ainsi, il y a 3 fondateurs, domiciliés en Belgique, dont deux Français, dont la rencontre a eu lieu dans la “EU bubble” (sic.) :

Mais au-delà de la narrative des 3 belles âmes réunies pour “un travail de vérité pour la sécurité civile”, la réalité est qu’il semble que la première structure créée par les trois est… une agence de conseil en communication à but lucratif, nommée Saper Vedere (“Savoir voir”, citation de Léonard De Vinci), créée le 11 août 2017 (bon anniversaire !), dont le siège social est au domicile d’Alexandre Alaphilippe, elle reprend les activités de la société en formation depuis le 1er janvier 2017 (source Moniteur belge) :

40 % des parts pour Vanderbiest et Alaphilippe, et 20 % pour Machado, qui sont tous les trois gérants.

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La société est donc une société de communication et de gestion de crise – comme son site l’indique clairement (source) :

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Avec ces pratiques, permises par leur logiciel Visibrain :

“Qui veut la liste des comptes Twitter qui vous déplaisent et de ceux de leur communauté, en identifiant bien les leaders, et comment ils communiquent entre eux ? ”

“Qui veut l’analyse de leur conversations ?”

Bref, ne regrettez plus les anciens Renseignements généraux de la police, ils ont simplement été privatisés…

Saper Vedere a évidement plusieurs clients, dont… Visibrain :

… qui est le logiciel Big Brother qu’ils utilisent pour accéder à la base complète Twitter (et que nous avons présenté dans ce billet) :

#OhWait…

 

Ce n’est que six mois après la création officielle de Saper Vedere que les trois mêmes personnes créent officiellement l’association EU DisinfoLab le 13 décembre 2017 (source Moniteur belge), également hébergée chez M. Alaphilippe :

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On remarque ainsi que “l’ONG” DisinfoLab n’est bien en réalité qu’une petite Association Sans But Lucratif (ASBL en Belgique, l’équivalent d’une association loi 1901 en France) – ce mot n’ayant pas tout à fait la même connotation en Belgique et en France.

Vient alors la litanie de l’objet et des buts – qui contiennent tous les mots clés pour un “Bingo anti Fake News” :
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Enfin on a la fin :

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Cela indique que l’association est bien créée le 13 décembre 2017, avec Alaphilippe et Machado comme administrateurs.

Et que le 1er exercice va du dépôt des statuts jusque au… 31 décembre 2016 (sic.). Coquille ? Probable, car les dates de constitution semblent justes (source ici et ) :

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II. Le triumvirat

Regardons maintenant les profils LinkedIn de ces trois personnes créateurs de la galaxie.

Voici celui de Gary Machado (lien – image archive) :

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C’est donc le Président d’EU Disinfolab, qu’il ne cite pas dans le long résumé de profil en tête de sa page (image précédente) – construit autour de son rôle de “Big Boss” (sic.) dans l’association EENA112 de promotion du numéro européen d’urgence 112 (apprenez bien ce numéro d’ailleurs, c’est important pour appeler les secours en Europe) :

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On voit qu’il indique travailler chez Saper Vedere depuis septembre 2016et au DisinfoLab depuis décembre 2017.

On découvre qu’en plus de son activité de consultant indépendant, il a une cinquième activité, Conseiller stratégique au sein de EU Venue Finders, dont nous allons parler ci-après…

Il a une formation d’économiste, en affaires européennes et en coopération franco-polonaise :

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Voici ensuite le profil d’Alexandre Alaphilippe (lien – image archive)

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On voit qu’il travaille également chez Saper Vedere depuis septembre 2016 et au DisinfoLab depuis décembre 2017. Exactement comme Gary Machado.

Cela signifie donc qu’en pratique, l’agence de communication existe depuis septembre 2016, soit deux mois à peine après la rencontre des 3 “suite à l’attentat de Nice en juillet 2016″…

En fait Gary Machado était précédemment un client d’Alexandre Alaphilippe, qu’il recommande ainsi :

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“Je recommanderais vivement Alexandre à toute personne voulant vraiment définir une stratégie de communication digitale”

On apprend également qu’Alexandre Alaphilippe a une troisième activité : cofondateur de EU Venue Finders :

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Dont on apprend ceci (source) :

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Ainsi, Alaphilippe et Machado ont créé et s’occupent (avec Mme Merybelle Hanus) en plus d’un “Booking.com” pour comparer les prix des chambres d’hôtel et salles de conférence à destination des assistants parlementaires… (source : site Venue Finders)

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Bref, décidément, comme on dit, “l’Europe, c’est la paie”

EDIT : Pour information, Merybelle Hanus est l’épouse de Gary Machado depuis 2016 (source – merci au commentateur Alphonse, vous voyez ça marche comme ça les enquêtes collaboratives) :

#StartUpNation

Nous imaginons qu’ils ne seront pas gênés par le partage de ce type d’information, qui sont “publiques”, hein… C’est d’ailleurs leur job (Source : site de Saper Vedere) :

Leur métier : “Dévoiler les secrets de l’écosystème d’une organisation”…

Internet, qui lui aussi “sait voir”, est donc en train de s’occuper du leur – on espère pour eux qu’il est irréprochable… #OhWait – rendez-vous demain pour la réponse.

 

Passons alors au profil LinkedIn de Nicolas Vanderbiest (lien – image archive vu qu’il efface régulièrement des choses compromettantes et nie l’avoir fait ensuite) :

Il affiche donc en majeur “Assistant à l’Université Catholique de Louvain”, mais est donc aussi consultant, blogueur, chroniqueur, conférencier ou formateur. Ils sont décidément très occupés dans cette galaxie…

Voici le détail de ses activités, en dehors de la faculté :

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On voit qu’il n’a pas chômé – on comprend que la thèse en communication dure depuis 2013…

Et il indique être “Conseiller spécial” chez Saper Vedere. On saluera sa modestie, vu qu’il en est le cofondateur, le co-gérant et qu’il détient 40 % des parts sociales… Et pour la suite :

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Conférencier pour… “l’échec” ?

Il a donc un blog Réputatio Lab :

Ce site est appelé le “Laboratoire des Crises, de la Réputation et des phénomènes d’Influence” – mais c’est simplement le nom de son blog… C’est dommage car cela entretient une confusion entre des activités de doctorant, de chercheur pour EU Disinfo Lab ou de consultant pour son autoentreprise commerciale et Saper Vedere.

Et… c’est tout. C’est donc dommage, il a oublié d’indiquer qu’il est cofondateur de EU DisinfoLab et membre de l’équipe en tant que “Conseiller spécial” – sachant qu’il est apparemment le seul chercheur de cette galaxie dans le domaine (source) :

Nicolas Vanderbiest co-rédige depuis 2014 un petit recueil annuel des Bad Buzz (disons des crises en terme d’image pour les entreprises) avec… Visibrain (source) :

On note que jusqu’en 2017, l’auteur signe ReputioLab (source) :

Mais qu’en 2018, il signe Sapere Vedere (source) :

C’est dans ce cadre que le 23 janvier 2018, Nicolas Vanderbiest a réalisé une présentation (en vidéo ici) lors de la Conférence BadBuzz de… Visibrain, pour l’édition 2017, dont le thème était (source) :

#LaVieEstCruelle…

Moment détente : lors de cet évènement, Nicolas Vanderbiest a été interviewé par Guillaume Meurice :

Moi, je m’en fous, c’est très bien [que les entreprises ne paient pas leurs impôts] car ça me fait des crises [à analyser]. [Nicolas Vanderbiest, 23/01/2018]

“Je pense qu’il faut être cynique, sinon on ne survit pas. […] Est-ce que vous pouvez me dire ce qui est le bien et le mal ?”” [Nicolas Huguenin, patron de Visibrain, 23/01/2018] [Édité 14/08 : une première version avait regroupé les 2 citations]

Ainsi, on arrive au final à cette représentation de la galaxie Disinfolab, qui met en avant dans les médias une structure qu’ils désignent comme “ONG” (et qui est une simple association), mais la galaxie est principalement composée de structures commerciales à but lucratif :

III. Chercheurs ou lobbyistes ?

Il faut savoir qu’il a été créé un registre de transparence des institutions européennes, dans lequel les entreprises réalisant des actions de lobbying auprès de celles-ci doivent s’inscrire. Voici un extrait de lui de DisinfoLab (source) :

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On note qu’ils ont résumé ainsi leurs objectifs : “To support European ideals and democracy through countering disinformation by innovation & community cooperation.” (“Soutenir les idéaux européens et la démocratie par la lutte contre la désinformation par l’innovation et la coopération communautaire”).

La comparaison avec la déclaration de Saper Vedere est fort intéressante (source) :

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On y apprend tout d’abord que “Saper Vedere est une société spécialisée en intelligence économique et monitoring stratégique (veille)”, ce qui correspond imparfaitement avec les statuts, qui parlent essentiellement d’une société de prestation de conseil.

Mais plus intéressant, on apprend qu’elle travaille, sans surprise, sur les “Fake News (en lien avec EEAS Stratcom et le Cabinet de Mme Gabriel)”.

Pour le premier : “EEAS” est le service diplomatique de l’Union Européenne (European External Action Service).

Pour le deuxième, “Stratcom” il y a deux possibilités. C’est soit probablement “StratComms” (Strategic Communications Division), qui s’occupe de la communication de l’Union européenne sur la dimension publique de la diplomatie européenne et sa communication sur les affaires étrangères et la politique de sécurité, ainsi que son action extérieure plus largement. Soit moins probablement “The East StratCom Task Force” qui a été créée “pour répondre aux campagnes de désinformation en cours en Russie” et développe des campagnes de communication “visant à mieux expliquer les politiques de l’UE dans les pays du Partenariat oriental (Arménie, Azerbaïdjan, Belarus, Géorgie, Moldavie et Ukraine)”.

Pour la troisième, “Mme Gabriel” est la commissaire européenne à l’Économie et à la Société numériques (source) :

galaxie-disinfolab

Incise – nous rappelons que “les Fake News seront un problème sérieux pour la Démocratie” quand les 6 conditions cumulatives suivantes seront réunies :

  1. Des informations factuellement erronées apparaissent ;
  2. Elles se répètent régulièrement ;
  3. Elles sont de nature à dénaturer l’opinion des citoyens ;
  4. Elles bénéficient d’une large audience ;
  5. Ce sont des informations à laquelle les gens croient (ce n’est pas pris pour de l’humour de type Gorafi) ;
  6. Les gens persistent à y croire, malgré les démentis venant de sources fiables (médias, experts, analystes, etc).

Si les 6 ne sont pas remplies, il n’y a pas de réel problème.

En tout cas, il n’y a pas un problème d’une ampleur telle qu’il justifie, par exemple de vouloir “espionner” ce que dit et pense la population – car c’est bien à cela que reviennent les fichiers Visibrain de type de celui de DisinfoLab, et c’est ÇA, le vrai danger pour la Démocratie…

On voit donc que Saper Vedere réalise un lobbying important sur le sujet des Fake News.

Mais Saper Vedere est une structure commerciale d’influence. Il serait donc important de savoir qui la paye pour réaliser ce lobbying, et si une partie du financement vient “du marché américain” puisqu’elle a un bureau à Washington…

Et on note que cette société indique vouloir potentiellement réaliser des actions de lobbying sur des domaines très larges :

galaxie-disinfolab

En conclusion

Nous avons ainsi montré que :

  1. “l’ONG” EU DisinfoLab n’est en fait qu’un paravent d’une nébuleuse de sociétés commerciales, dont le coeur est SAPER VEDERE, une agence de communication spécialisée sur l’accompagnement en cas de crise médiatique.
  2. que les fondateurs entretiennent régulièrement une confusion entre leurs nombreuses casquettes : quand Nicolas Vanderbiest parle, est-ce le chercheur, le blogueur, le cofondateur de l’association sans but lucratif DisinfoLab, le consultant auto-entrepreneur, l’actionnaire de Saper Vedere, le partenaire de Visibrain ? Mystère… L’absence de mentions légales sur les sites internet n’aide pas à lever la confusion – et rend dubitatif sur le respect des déclarations des traitements et fichiers aux CNIL française et belge.

Or la clarté et la précision est très importante, car si le fichage de 55 000 personnes a bien été réalisé par DisinfoLab, quand Nicolas Vanderbiest a publiquement diffusé le fichier “Data Brutes.csv” avec les données personnelles sensibles de 55 000 personnes, il l’a explicitement fait depuis son compte SAPER VEDERE, et donc avec cette casquette :

tout comme le fait que le compte Twitter ayant diffusé les données de fichage était libellé ainsi, avec en premier l’appartenance à l’Université Catholique de Louvain :

On note aussi que n’apparait pas Saper Vedere, et sa bannière mentionne le minuscule Reputatio Lab (alors qu’il se présente bien dans ses publications Visibrain sous Saper Vedere) :

M. Vanderbiest a d’ailleurs toiletté ce week-end son profil, pour cacher ce lien avec l’UCL :

Par ailleurs, on ne sait pas dans quel cadre Visibrain a été utilisé : y-a-t-il un abonnement de DisinfoLab (mais c’est généralement très couteux), est-ce un accès lié au partenariat intuitus personae de Nicolas Vanderbiest avec Visibrain ? L’abonnement Visibrain appartient-il à l’Université de Louvain ? Cette université a-t-elle joué un rôle dans cette création et exploitation de données ? Quel est le rôle exact de Visibrain dans tout ceci ? Des explications sont nécessaires au vu de la gravité de l’affaire. Et comme il l’a dit :

 

Il convient donc de bien préciser tout ces éléments factuels en cas de plainte contre X ou de signalement au Procureur de la République, afin d’aider à la recherche des différentes responsabilités.

Comme beaucoup de personnes nous le demandent, nous vous fournirons dans la semaine des modèles de courrier pour le faire.

→ Ils ont voulu ficher les citoyens, les citoyens ne vont pas se laisser faire – et nous allons les aider à faire valoir leurs droits.

 

Nous analyserons dans le prochain billet le développement foudroyant de cette jeune galaxie bruxelloise d’influence et de gestion de crise, qui a moins de deux ans…

(Billet édité – il l’est en fonction de l’apparition de nouveaux éléments)

Merci72

Source : » (1/3) De l’agence de gestion de crise à la réservation de chambres d’hôtels : l’étonnante galaxie DisinfoLab / Saper Vedere

Vers où va-t-on ?: Une retraite dans la mauvaise poésie

 

Article original de Dmitry Orlov, publié le 2 août 2018 sur le site Club Orlov
Traduit par le blog http://versouvaton.blogspot.fr

Cela fait plus de deux semaines que Poutine a parlé à Trump à Helsinki, et le brouhaha autour de cette réunion s’est un peu calmé, ce qui a permis de rassembler quelques réflexions sur ce qui s’y était dit. Évidemment, il y avait beaucoup à discuter pour ces deux chefs d’État, simplement pour éviter que la situation internationale ne devienne incontrôlable, et peut-être l’ont-ils fait. Et, de toute évidence, la seule chose que ces deux pays n’auraient pas pu faire est d’empêcher la situation politique aux États-Unis de devenir incontrôlable.

Peut-être plus important encore, ils ont décidé de relancer le processus visant à remettre sur les rails les pourparlers sur la limitation des armements stratégiques. En réponse à l’abandon par les États-Unis du Traité antimissile antibalistique en décembre 2001, la Russie a passé ces 17 dernières années à développer de nouveaux systèmes de missiles hypersoniques et suborbitaux, certains à propulsion nucléaire et à autonomie illimitée. Ces nouvelles armes ont enterré les rêves de l’Amérique de pouvoir jamais réussir une première frappe nucléaire contre la Russie. Elles ont également réduit le statut des systèmes américains de défense balistique à celui de ferraille très coûteuse. Maintenant que la destruction mutuelle assurée est une fois de plus garantie, il est parfaitement logique que les deux superpuissances nucléaires du monde recommencent à chercher comment garantir la sécurité de l’autre, car toute alternative comporte le risque d’anéantissement nucléaire des deux côtés.

Il semble assez évident que la tenue de pourparlers sur la prévention d’une conflagration nucléaire accidentelle face à des circonstances stratégiques radicalement modifiées est plus importante que tout autre chose. Et pourtant, en Occident, la couverture médiatique de l’événement était dans la lignée de cette manchette de la BBC « Trump se range aux côtés de la Russie contre le FBI au sommet d’Helsinki ». À leurs yeux, Trump a brisé une règle cardinale en allant à l’encontre du récit de « l’ingérence électorale russe ». En passant, le titre de la BBC est stupide : la Russie n’a pas pris parti contre le FBI. Poutine a déclaré que dans une démocratie, seuls les tribunaux peuvent décider de la véracité de ces allégations, et a offert la coopération du gouvernement russe dans leur enquête. Mais ses mots sont tombés dans l’oreille d’un sourd. Au lieu de cela, le monde a été contraint d’être témoin d’un spectacle très étrange : le président américain a été accusé de rien de moins que de « trahison ». Le mot est entre guillemets parce que ce n’est pas possible : aux États-Unis, la trahison est spécifiquement limitée à l’acte d’aider et d’encourager un ennemi en temps de guerre et ne s’applique pas aux présidents américains qui ont des entretiens avec des dirigeants étrangers.

La réaction des médias américains a été largement discutée dans les médias russes, et a été communément appelée d’« hystérique ». Mais je pense que cette caractérisation manque la cible. Oui, vous pourriez faire référence métaphoriquement à ce qui s’est passé en utilisant des termes empruntés à la psychologie ou à la psychiatrie, mais je ne pense pas que cela ajoute vraiment à la clarté. À quoi sert un diagnostic s’il ne peut être suivi d’une thérapie ou d’un traitement ? S’il y avait la possibilité que des hommes en costume blanc courent sur le plateau de CNN ou MSNBC, brandissant des seringues et des camisoles de force, alors, bien sûr, appelez ça « hystérie » ou « psychose » ou ce que vous voulez. Mais la probabilité que cela se produise est nulle. Plus précisément, ces journalistes, qui ne sont pas tout à fait des journalistes, qui aiment jeter des contrefaits dans tous les sens pour accuser Trump de trahison sans même se donner la peine de « googler » le mot « trahison », car dans ce cas ils auraient découvert que le terme ne s’applique pas et ils auraient essayé d’en utiliser un différent. Ils auraient peut-être essayé de se brancher sur la « déloyauté », mais après avoir pris connaissance de la chaîne de commandement au sein de l’Exécutif, ils auraient découvert que l’exigence de rester loyal revient au FBI et non au président. Ils auraient été forcés de descendre dans la liste pour opter pour autre mot, « scepticisme », ce qui est bien le cas en réalité.

Mis à part les métaphores psychologiques, qu’est-ce qui a possédé (une autre métaphore) les mass-médias aux États-Unis pour appeler Trump un «traître? Nous avons déjà établi que ce discours ne pouvait pas donner lieu à une action (en raison des limitations légales sur le sens du terme «trahison»). Il se compose de mots et de phrases évocatrices mais absurdes, répétées sans cesse avec beaucoup d’emphase. Si l’on considère que la politique signifie la poursuite du possible, cela ne peut même pas être qualifié de discours politique. Plus ou moins par processus d’élimination, nous sommes forcés de conclure que c’était… de la poésie. Pas une bonne poésie, à notre avis, mais quelque chose plus dans le sens de la poésie Vogon tel que décrite par Douglas Adams : le genre de poésie qui, récité, amène les spectateurs à se cannibaliser ou à mourir d’hémorragie interne. Comparez, par exemple, la prose de John McCain

Aucun président précédent
Ne s’est jamais abaissé de manière plus abjecte
Sinon un tyran !

et le prostetnic Vogon de Douglas Adams, Jeltz de dire:

Je devrais vous déchirer
Dans les gobberwarts
Avec mon blurglecruncheon !

Mais je pense que c’est Trump qui a commencé ce slam poétique, avec cette salade de mots :

Le président Poutine dit que ce n’est pas la Russie.
Je ne vois aucune raison pour cela …

Il corrigea ensuite avec facétie :

Je ne vois aucune raison pour que ce ne soit pas…

Ces lignes sont dignes du poète lauréat d’Adams, Grunthos le Flatulent.
Qu’est-ce qui a poussé cette retraite américaine vers la mauvaise poésie ? Peut-être que cela a quelque chose à voir avec la prise de conscience que les États-Unis ne sont plus dominants ou prééminents dans le monde, dans tous les sens du terme. Cette prise de conscience doit être cachée par tous les moyens possibles, car de telles pensées ne sont tout simplement pas autorisées dans les médias dominants de la seule nation exceptionnelle du monde. Les poèmes sont utiles ici en ce sens qu’ils n’ont aucune valeur de vérité. Vous ne pouvez pas plus contester un poème que vous pouvez remettre en question les mots de l’hymne national. (« Non, notre drapeau n’était pas encore là ! »). Les poèmes sont, simplement, et si vous remettez en question leur véracité, alors vous êtes contre la poésie elle-même. Même chose avec le récit de l’ingérence/collusion/piratage en Russie : « il est », point à la ligne. Dire que ce n’est pas, est comme dire que Mary n’avait pas de petit agneau.

Je vais vous laisser avec de la poésie Vogon. Il y a presque dix ans, à la fin de 2009, j’ai rédigé quelques prédictions pour la prochaine décennie. Une de mes prédictions, et que je maintiens, est que les Américains, incapables de modérer leur appétit face à des circonstances radicalement modifiées, vont

se consumer dans l’oubli
comme tant de requins éventrés mais toujours voraces
se gaver sans cesse
de leurs propres entrailles flottantes.

Les cinq stades de l'effondrement

Dmitry Orlov

Le livre de Dmitry Orlov est l’un des ouvrages fondateur de cette nouvelle « discipline » que l’on nomme aujourd’hui : « collapsologie » c’est à-dire l’étude de l’effondrement des sociétés ou des civilisations.

Source : Vers où va-t-on ?: Une retraite dans la mauvaise poésie

When Russia Saved Ukraine: Remembering the 2014 Ilovaysk Cauldron – Fort Russ

 

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Quand La Russie A Sauvé L’Ukraine: Se Souvenir Du Chaudron Ilovaysk 2014

Nous approchons du quatrième anniversaire de la soi-disant « vasque d’Ilovaisk », qui a vu l’écrasement de l’armée ukrainienne et des militants des groupes paramilitaires nazis ukrainiens plusieurs mois après la guerre de Kiev contre le Donbass.

Les combats pour et autour d’Ilovaysk ont ​​commencé à l’été 2014 à la veille de la fête de l’indépendance ukrainienne. Les dirigeants militaires et politiques de Kiev ont tenté de capturer la ville pour marquer la fête nationale et la société post-Maïdan.

En fin de compte, les forces armées ukrainiennes et les bataillons nazis ont subi une défaite écrasante, l’une des premières et des plus importantes de la guerre au Donbass.

J’ai visité Ilovaysk plusieurs fois avant la guerre et je l’ai traversé deux mois après les combats. C’est une petite ville à mi-chemin entre Donetsk et la frontière avec la Russie (vers Taganrog, lieu de naissance d’Anton Tchekhov). La valeur stratégique d’Ilovaysk est très élevée : c’est le plus grand nœud ferroviaire du Donbass. De nombreuses voies ferrées le traversent, y compris celles reliant la Russie et l’Ukraine.

Historiquement, Ilovaysk appartenait aux Don Cosaques et avant la révolution faisait partie de la région Don Don. Mais ensuite, il a été transféré par les bolcheviks de Moscou à la RSS d’Ukraine. La même chose s’applique à la moitié de Lugansk et Donetsk. Par conséquent, les racines de la guerre dans le Donbass sont bien plus profondes que celles de l’Euromaidan.

Sur ordre du commandement ukrainien dans le cadre d’une offensive stratégique sur la RPD et la LPR à l’été 2014, les bataillons nazis, en particulier Krivbass, et les unités UAF ont été envoyés à Ilovaysk. Ils ont reçu l’ordre de saisir la ville alors détenue par la milice de la RPD.

Du 18 au 24 août, la bataille d’Ilovaysk fait rage et les bataillons nazis ne réussissent qu’à prendre pied dans la banlieue. Le 29 août, la défaite ukrainienne ou plutôt son évasion a commencé, alors que les bataillons nazis, les unités du ministère de l’intérieur et les forces armées ukrainiennes tentaient de s’enfuir.

Le 15 septembre, le ministre de la Défense de l’Ukraine a annoncé officiellement le retrait des forces de l’opération antiterroriste d’Ilovaysk. Les officiers ukrainiens qui ont survécu à la vasque ont ensuite affirmé que les troupes russes étaient intervenues en tant qu’intermédiaires entre l’UAF, les bataillons nazis et les milices de la RPD.

Ces forces russes auraient contraint les milices de Donbass à permettre aux militaires ukrainiens de quitter le chaudron en toute sécurité, à condition qu’ils remettent leurs armes et leur équipement.

Les Ukrainiens ont refusé et ont tenté de s’enfuir avec des armes et tous leurs véhicules et équipements militaires. En conséquence, les milices Donbass ont littéralement tiré sur des Ukrainiens en fuite.

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Il existe de nombreuses vidéos qui dépeignent la quantité de troupes ukrainiennes qui ont fui le chaudron. Ils ont souvent fui dans des véhicules civils prélevés sur la population locale. Même pour ceux qui ont vécu chez eux, la bataille d’Ilovaisk a été un coup dur pour l’armée ukrainienne et les bataillons nazis.

La Verkhovna Rada d’Ukraine a ensuite formé une commission spéciale chargée de préparer un rapport sur la chaudière Ilovaisk. Ukraine confirmée officiellement: 366 morts, 429 blessés et 300 prisonniers. La plupart des prisonniers ont été échangés en 2014 et les derniers sont rentrés chez eux en décembre 2017 seulement.

Cependant, des experts indépendants et des témoins en Ukraine considèrent que ces chiffres des pertes ukrainiennes sont largement sous-estimés.

Des volontaires ukrainiens qui ont aidé les forces armées et les bataillons nazis ont fait au moins 1 000 morts et 300 militants ukrainiens et militaires ukrainiens capturés. Mais je pense que ces chiffres sont grandement sous-estimés. Je me fie aux témoignages de mes connaissances – des   combattants de la milice de la RPD et des médecins militaires russes et d’autres pays qui sont allés au Donbass pour payer des soins médicaux aux milices et qui étaient sur la piste de ces événements. 

Les médecins militaires ont dit des choses particulièrement terribles. Selon eux, des cadavres et des fragments de cadavres de troupes ukrainiennes jonchaient les deux côtés des routes près d’Ilovaisk sur plusieurs kilomètres. Ils ont été jetés dans le hachoir à viande du chaudron Ilovaysk. La grande majorité des militaires ukrainiens et des nazis ont été tués alors qu’ils tentaient de s’échapper de la vasque.

Bien sûr, aucune estimation précise des pertes ukrainiennes ne sera probablement publiée, mais il ne fait aucun doute que le nombre de victimes de l’armée ukrainienne est supérieur à 1 000. Telle est l’opinion de nombreux miliciens et médecins militaires que j’ai interrogés durant l’été et l’automne 2014.

Sans l’intervention de la Russie en tant que tierce partie, le niveau des pertes ukrainiennes aurait été encore plus élevé.

La Russie a fourni un couloir pour s’enfuir en toute sécurité sur son territoire pour environ 450 à 500 soldats ukrainiens fuyant les chaudrons Ilovaysk et Izvarinsky. À mon avis, c’était une grave erreur d’humanisme inapproprié.

Les troupes ukrainiennes qui ont survécu grâce à la Russie n’ont bien sûr pas remercié la Russie d’ avoir sauvé leur vie, d’avoir été hébergées, de recevoir du pain et de recevoir des soins médicaux. Beaucoup d’entre eux ont ensuite assassiné des civils à Donbass. Mais il reste un fait que de nombreuses recrues ukrainiennes envoyées pour mourir comme chair à canon par leurs commandants ont été sauvées par la Russie.

La défaite sanglante et honteuse de l’Ukraine à Ilovaysk est devenue l’une des raisons de la signature des premiers accords de Minsk à la demande urgente de la partie ukrainienne.

Source : When Russia Saved Ukraine: Remembering the 2014 Ilovaysk Cauldron – Fort Russ